ZOO

Les Promeneurs sous la lune (Mars 2015)

couverture de l'album Les Promeneurs sous la lune

Éditeur : Rue de Sèvres

Scénario : ZidrouDessin : Mai Egurza

Genres : Fantastique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 14.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 2.5

Scénario

2.0

Dessin

3.5

Zidrou revient pour un nouveau one-shot accompagné d’une nouvelle recrue dans le monde de la bande dessinée, l’illustratrice espagnole Mai Egurza. Ils signent ensemble un album drôle et léger mais un peu décevant.

Napoléon Cavallo se réveille à plusieurs reprises dans le lit d’une jolie jeune fille sans savoir comment. Après une série d’examens le verdict tombe, il est atteint d’une forme inconnue de somnambulisme. De son côté, Linh Berlier, ne comprend pas comment malgré ses précautions, cet homme parvient à s’introduire chez elle. Et si tous deux étaient frappés du même mal ?

Une épidémie de somnambulisme, des rêveurs se baladant sur les toits et une histoire d’amour naissante, cette histoire avait tout pour plaire. Malheureusement des maladresses et un manque de profondeur font préjudice à cette idée originale. L’humour graveleux du policier repenti, bien qu’il coïncide avec le personnage, tombe souvent à plat et nous offre quelques remarques sexistes pas toujours bien placées.

La critique sociétale sous-jacente, malheureusement trop peu développée, aurait gagné à prendre plus de place dans l’histoire de Zidrou sans pour autant lui ôter son côté poétique. Le seul moyen de ne pas propager la maladie étant de rester éveillé, le héros n’a d’autre choix d’ouvrir les yeux et de s’apercevoir que toutes les personnes victimes de somnambulisme sont le reflet d’une société endormie qui ne se réveillera qu’en « tombant du toit ».

Le dessin de la jeune Mai Egurza se marie parfaitement au ton léger de l’album grâce à ses personnages tout en rondeur et leurs mimiques expressives. Les couleurs chaudes et délicates sont une belle réussite. Elles donnent à l’album un côté onirique et poétique très plaisant.

Cet album au ton léger aurait pu gagner en profondeur en mettant plus en avant son double sens de lecture et ainsi renforcer sa nature poétique parfois gâchée par quelques lourdeurs.

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