ZOO

Confessions d'un enragé (Août 2016)

couverture de l'album Confessions d'un enragé

Éditeur : Glénat BD

Scénario : Nicolas OtéroDessin : Nicolas Otéro

Collection : 1000 Feuilles

Genres : Fantastique, Récit de vie

Public : À partir de 12 ans

Prix : 25.00€

ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

3.0

Dessin

3.0

La jeune insouciance de Liam est fauchée par les griffes enragées d’un chat errant. S’ensuit la longue descente aux enfers de ce héros torturé... vers une fin salutaire ? Nicolas Otéro mêle étude scientifique de la rage, lutte d’un homme contre un démon intérieur venu de l’extérieur et tranches de vie dans une bande dessinée assez violente à la finalité incertaine. De la rage, oui, mais pourquoi tant de haine ?

Grandissant dans le bonheur et l’insouciance des rues de Rabat au Maroc, la vie de Liam et sa famille bascule dans l’horreur quand celui-ci est griffé par un chat enragé. Contraint de rentrer en France, Liam démarre un combat contre cette rage féline, véritable démon rodant dans les tréfonds de son âme.

Confession d'un enragé

Auteur habitué aux sujets plutôt durs, Nicolas Otéro aborde dans cette bande dessinée les difficultés que rencontre tout enfant, adolescent et jeune adulte dans sa vie et sa construction personnelle. L’originalité ici est de doter son héros d’une maladie grave, la rage, et de symptômes non détectées par son entourage, sa transformation progressive en félin, le tout cliniquement commenté par un médecin narrateur très inquiet.

L’originalité de ce roman graphique réside également dans les choix visuels de Nicolas Otero. Si le style du dessin de ces Confessions d’un enragé est plutôt naïf, ce qui y arrive à Liam est clairement glauque. Cette lutte des styles s’exprime par une magnifique débauche de couleurs représentant le démon félin de Liam et sa descente progressive en enfer. Une note toute particulière pour le travail remarquable de Vérane Otéro sur la couverture de ce tome.

Autant dire que la nouvelle bande dessinée de Nicolas Otéro laisse perplexe. Roman graphique au style clairement maîtrisé, à la documentation médicale judicieusement utilisée et aux problématiques humaines universelles, que diable la rage vient-elle faire dans cette histoire ? Celle-ci semble un prétexte aux pulsions que tout un chacun peut ressentir, et la notion de l’amour comme remède ne nécessitait pas tout cet étalage de diagnostic médical. Un joli exercice décidément curieux.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants