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La guerre des autres

couverture de l'album La guerre des autres

Éditeur : La Boîte à Bulles

Scénario : Paul Bona, Bernard BouladDessin : Gaël Henry

Collection : Hors Champ

Genres : Documentaire BD, Récit de vie

Public : Tout public

Prix : 24.00€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Comment affronter une guerre d’un pays qui n’est pas vraiment le nôtre ? La question se pose à la famille égyptienne de Bernard Boulad, qui raconte dans La guerre des autres sa jeunesse durant le dernier conflit au Liban, aidé par Paul Bona au découpage. Appuyé par le dessin de Gaël Henry, ce récit biographique marque par sa sensibilité.

1974. Depuis une dizaine d’années, les Naggar, famille d’Egyptiens, vivent au Liban. Alors que le père, Edouard, tient une librairie où il vend des magazines provocateurs et drague les clientes, la mère, Magda, jongle avec sa troupe de théâtre et ses sentiments pour son ami homosexuel. Comme eux, leurs trois adolescents, vivent épris de culture occidentale et de liberté post-soixante-huitarde, loin des horreurs qui les attendent...

À l’époque, les tensions entre les différentes communautés religieuses et ethniques mettaient déjà le pays en alerte. Mais c’était avant que le conflit israélo-palestinien frappe aux portes du Liban et qu’une guerre éclate dès avril 1975 semant la terreur pendant quinze ans.

Bernard Boulad a vu cet épisode sombre à travers ses lunettes d’adolescent et le raconte avec authenticité dans cette BD inspirée de sa famille. Sous ses allures baba cool et intellectuelle, celle-ci révèle des failles tantôt creusées par les séparations et le confinement, tantôt par les petites cachoteries. Mais l’envie de vivre brave toujours le feu des mitraillettes, que ce soit pour profiter d’une pâtisserie, d’une séance de cinéma ou bien de la chaleur du soleil.

Ce flot d’émotions envahit le lecteur grâce au découpage de Paul Bona, nous faisant osciller entre joie de vivre et peur de mourir. Le dessin de Gaël Henry ressuscite les souvenirs du scénariste, avec un portrait de famille de caractère, tout comme son décor. Le tout capturé dans des filtres de couleurs qui dégagent soit un parfum de liberté, soit de tristesse.

Férus d’histoire ou de récits familiaux émouvants, La guerre des autres est pour vous !

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