ZOO

L'Ogre amoureux (Septembre 2018)

couverture de l'album L'Ogre amoureux

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Nicolas DumontheuilDessin : Nicolas Dumontheuil

Prix : 19.00€

Voir la bande-annonce
ma collection
ma wishlist

La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Un renard dont nous ne saurons pas le nom et l’ours gros Louis se sont liés d’amitié. La faim venant et la nuit venue, le goupil se propose d’aller piller un poulailler mais, pris sur le fait par le fermier, le voilà assommé et enchaîné. Le lendemain, il fait partie du lot des animaux offerts à l’ogre Barbak pour combler son insatiable appétit. Ne prisant pas la chair de renard celui-ci lui propose, en échange de sa libération, de lui trouver une épouse. Commence alors une quête pleine de rebondissements pour trouver l’âme sœur tant espérée.

Récit picaresque plutôt qu’un conte de fée, L’ogre amoureux n’est pas qu’une bande dessinée animalière, les humains s’accommodant fort bien du fait que les animaux soient également doués de la parole. La tradition voudrait aussi qu’un renard fasse davantage preuve de ruse, ce qui est loin d’être le cas ici où l’animal se fait berner à maintes occasions. Les péripéties de cette quête s’enchaînent sans temps mort, déployant une flopée de personnages plus drôles les uns que les autres.

Nicolas Dumontheuil semble avoir pris beaucoup de plaisir avec son adaptation du roman d’Arto Paasalina, La Forêt des Renards pendus, où cet animal faisait déjà bonne figuration. Son histoire adresse de nombreux clins d’œil à l’univers de la bande dessinée à commencer par le comte de Barbak qui ressemble à Gargamel, gros Louis évoque le Jojo de Geerts, le fermier qui capture le renard est accoutré comme Lucky Luke sans oublier la cantatrice Bianca Castiglione qu’on ne présente plus !

Bien rythmé, bien dialogué, imprévisible dans son déroulement jusqu’à la dernière page, L’ogre amoureux est un excellent divertissement qu’on aura sans doute plaisir à relire plusieurs fois tant les images, sous leurs couleurs particulièrement pétantes, recèlent d’une foultitude de petits détails hilarants qui peuvent échapper au regard à la première lecture.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants