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Les Brûlures

couverture de l'album Les Brûlures

Éditeur : Grand Angle

Scénario : ZidrouDessin : Laurent BonneauColoriste : Laurent Bonneau

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 16 ans

Prix : 19.90€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 3.5

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Qu’est-ce qui arrêtera Zidrou ? Le scénariste polymorphe et ultra-prolifique revient en ce début de printemps chez Grand Angle, pour un polar one-shot dessiné par Laurent Bonneau. Quand la noirceur du scénariste rejoint la folie graphique du dessinateur, on obtient Les Brûlures.

Zidrou aime multiplier les collaborations et notamment avec des artistes dotés d’une forte personnalité visuelle. Laurent Bonneau est de ceux-là. C’est un artiste difficile à cerner, capable de signer autant chez Dargaud, Futuropolis ou Des ronds dans l’O.

Mais c’est Grand Angle qui semble le mieux l’accueillir ces dernières années, avec Ceux qui me restent et On sème la folie. Est-il un artiste photo-réaliste ? La précision de ses dessins le laisserait penser. Pourtant, à certains moments son trait s’emballe et perd presque toute représentativité, ne traduisant plus qu’une émotion, une énergie. Laurent Bonneau, c’est de l’expérimentation à chaque page, un sillon labouré plus profondément à chaque nouvel album.

L’art de la caméra en BD

Et c’est sans doute pour cela que Zidrou a fait appel à lui pour Les Brûlures, un polar hors-norme. Mélange de romance, de meurtres en série et de blagues de flics. Une ambiance unique à laquelle le dessinateur apporte beaucoup. Car il ne travaille pas dans le sombre, lui. Quand l’horrible se présente, il joue avec les flous du trait. Il nous met à distance. Comme s’il était un caméraman cherchant à faire le bon point dans l’image.

Pour ce qui est précisément de l’histoire, on suit deux inspecteurs de police, les surnommés Nutella et Light. Ils bossent de nuit et se retrouvent à enquêter sur les meurtres de plusieurs prostituées. Pour se laver l’esprit, Nutella passe toujours à la piscine faire de nombreuses longueurs. Mais aussi pour observer une femme qui l’intrigue beaucoup. C’est du quotidien, dont joue Zidrou sur Les Brûlures. Ses aspects misérables, ses souffrances, ses écorchures. Pourtant, il n’oublie jamais de voir les belles choses, ne se complaît pas dans le glauque. Cette femme qui nage va peu à peu livrer ses secrets, un amour va naître, de l’amertume aussi...


Il y a les polars haletants, les psychologiques. Zidrou semble écrire un polar de tous les jours. Mais ce faisant, ne revient-il pas à l’ADN même du genre ? Un genre où les petites gens vivent sous le regard du lecteur, qui y trouvera tout autant à méditer que face aux héros et aux monstres ?

Article publié dans le magazine Zoo n°70 Mars - Avril 2019

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