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La Baleine Blanche des mers mortes (Septembre 2021)

couverture de l'album La Baleine Blanche des mers mortes

Éditeur : Drakoo

Scénario : Olivier Boiscommun, Aurélie Wellenstein

Genres : Fantastique, Science-Fiction

Prix : 15.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.0

Dessin

5.0

Dans un monde asséché par les excès des hommes, les océans disparus reviennent hanter ces derniers pour se venger de tant de sévices subis. Une parabole impressionnante, servie par le dessin puissant et délicat d’Olivier Boiscommun.

Ce qui frappe et happe, dans cet album, c’est le dessin, onirique, immersif d’Olivier Boiscommun. La couverture, déjà, est saisissante, focalisée sur un œil de baleine. Puis les planches spectaculaires en couleurs directes sont pleinement au service de cette histoire fantasmagorique. La mise en page met en valeur le déchaînement des océans. Les bleus de Boiscommun n’ont rien à envier au bleu d’Yves Klein !


Le dessin, onirique et immersif d’Olivier Boiscommun frappe

Le dessin, onirique et immersif d’Olivier Boiscommun frappe
© Drakoo, éditions 2021

L’histoire, maintenant. La catastrophe écologique redoutée a eu lieu. Les océans, les mers, les fleuves ont disparu. Paris est donc une ville asséchée, dans laquelle survivent quelques clans. Mais surtout les océans et leur faune reviennent régulièrement hanter les humains pour se venger. Lors de ces « marées hautes », les fantômes des baleines, des requins, des raies et autres animaux marins terrorisent les humains survivants dans un spectacle dantesque et potentiellement mortel.

Bengale l’énigmatique voyageur et la troublante Chrysaora qui danse avec les méduses sont sauvés par le clan des musiciens de l’Opéra Garnier et son exorciste. Herman, leur chef, a un fils qui reste dans un état de légume depuis qu’il a été hanté par une baleine albinos. Mais Herman a un plan pour attirer la baleine et récupérer l’âme de son fils... Bengale et Chrysaora vont se trouver impliqués malgré eux dans ces événements. Toutefois, ils ne sont pas forcément les personnes qu’ils semblent être...


Aurélie Wellenstein a imaginé une histoire inspirée par les risques écologiques

Aurélie Wellenstein a imaginé une histoire inspirée par les risques écologiques
© Drakoo, éditions 2021

Aurélie Wellenstein a imaginé une histoire inspirée par les risques écologiques actuellement encourus par les océans du fait de l’action de l’homme. Le récit est poétique, bien pensé. La forte dose d’onirisme pourrait couper certains lecteurs de l’émotion si, comme les victimes des fantômes, ils se laissent submerger. Mais ceux qui se laisseront simplement emporter ne regretteront pas le voyage.

Si voulez poursuivre l’expérience, elle a écrit sur le même univers le roman Mers mortes.

Pour aller plus loin

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