ZOO

Celle qui parle (Mars 2022)

couverture de l'album Celle qui parle

Éditeur : Grand Angle

Scénario : Alicia JarabaDessin : Alicia Jaraba

Collection : Grand angle

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 24.90€

Voir la bande-annonce
ma collection
mes souhaits
mes lectures

Devenir libre grâce au pouvoir de la parole

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Au XVIe siècle, les luttes se multiplient entre Caciques, Mayas, Mexicas et Espagnols venus coloniser le monde. Malinalli, fille du Cacique d’Oluta, a le pouvoir de la parole qui va, comme sa grand-mère l’a prédit, la mener très loin.

Dans l’Amérique latine du XVIe siècle, les luttes tribales font rage entre les Mexicas, les Caciques, les Mayas et les Espagnols, conquistadors malintentionnés. Chacun ses dieux, chacun ses croyances. Mais Malinalli, la jeune fille du Cacique d’Oluta, a un pouvoir extraordinaire : une facilité déconcertante à parler différentes langues, ce qui fait d’elle un être unique et utile aux chefs...

Comme le lui prédisait sa grand-mère, Malinalli va être emportée dans le tourbillon d’un destin exceptionnel. Un jour, de drôles d’hommes à la peau blanche font leur apparition : les colonisateurs venus de la péninsule ibérique. De leur côté, les Mexicas s’emparent du père et de la soeur de l’héroïne pour les sacrifier à Huitzilopochtli, le dieu aztèque de la guerre. Les alliances se font et se défont : les Caciques Totonocas se liguent avec les Espagnols contre les Mexicas.

Une lutte libertaire

Longtemps esclave sexuel de ces hommes, Malinalli se libère de ses chaînes grâce à sa maîtrise des langues. Enceinte, elle se retrouve confrontée à un choix cornélien après avoir rencontré une vieille damesalvatrice... Parviendra-t-elle à devenir totalement libre ?

Celle qui parle

Celle qui parle © Bamboo, 2022

Une identité graphique propre

Alicia Jaraba signe ici un texte fouillé, plein d’humanité et de réalisme. Les thématiques de l’esclavage, de la liberté, du consentement, de la construction de l’identité et de l’importance de la connaissance face à l’ignorance sont abordées avec beaucoup de finesse.

Le dessin n’est pas en reste. On retrouve parfois un petit côté Sfar dans la forme des visages et la manière de dessiner les yeux des personnages. Mais l’autrice a bel et bien sa propre identité graphique : un trait plein de vivacité, d’espoir et d’ouverture. Un côté sauvage et authentique dans la manière de dessiner, renforcé par des couleurs éclatantes. Bref, un graphisme du plus bel effet. Celle qui parle, on n’a pas fini d’en entendre parler. Et ce sera bien mérité.

Pour aller plus loin

Haut de page

Commentez et critiquez

1200 caractères restants

Commentaires et critiques (1)

note de la critique de nicholas

Un très beau récit de La Malinche, l'un des personnages les plus contreversés de l'histoire du Mexique, de plus de 200 pages qui se lit d'une traite ! Si tout le monde connaît Herman Cortés et sa conquête du Mexique, moins sont nombreux sont ceux qui ont déjà entendu parler de La Malinche (Malinalli, en hommage de la déesse de l'herbe), femme indigène restée dans l'ombre des exploits dun conquistador espagnol, et qui deviendra la maitresse de Cortés. Elle apprend rapidement l'espagnol et sa capacité à pouvoir converser avec les Aztèques et les Mayas la rend indispensable aux yeux des conquistadors. L'histoire est magnifiquement scénarisée et mise par image par l'autrice Alicia Jaraba. Pouvoir des langues, condition féminine, trahisons....

Posté le 15/06/2022 à 23h02