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L'Homme qui a vu, l'homme qui filme, l'homme qui tire plus vite que son ombre

couverture de l'album L'Homme qui a vu, l'homme qui filme, l'homme qui tire plus vite que son ombre

Éditeur : Dargaud

Dessin : Guillaume Bouzard

Prix : 17.50€

  • ZOO
    note Zoo4.0

    Scénario

    5.0

    Dessin

    3.0
  • Lecteurs
    note lecteurs
    0 critique

Le synopsis de l'album L'Homme qui a vu, l'homme qui filme, l'homme qui tire plus vite que son ombre

Avez-vous déjà rêvé d'assister au tournage d'une série télé ? Guillaume Bouzard, lui, l'a fait ! Et c'est Julien Vallespi, le producteur de la série, qui en parle le mieux : "Lorsque Bouzard a accepté d'accompagner le tournage de la série Lucky Luke à sa manière, nous savions que nous ne serions pas dans un making of traditionnel. Il aurait pu livrer un carnet de bord classique, sobre, linéaire. Mais on parle de Bouzard ! Il a préféré se mettre en scène lui-même ? râleur, maladroit, curieux, sensible, et parfois un peu dépassé ? suivant les coulisses de ce drôle de western tourné pour de vrai, avec de vrais chevaux, de vrais décors, de vrais comédiens...
et quelques vraies galères, évidemment". mais aussi des croquis glanés pendant ce tournage. Un album drôle et instructif !


Le tournage de Lucky Luke selon Bouzard : réalité augmentée

Entre reportage décalé, fantasmes personnels et récit éclaté, Bouzard livre une plongée unique dans le tournage de Lucky Luke, aussi drôle que déroutante, à l’image de son univers. 

Cet album est né pendant le tournage de la série télévisée adaptée de Lucky Luke. Guillaume Bouzard, déjà familier de l’univers du célèbre cow-boy, il a notamment signé Jolly Jumper ne répond plus dans la collection Lucky Luke vu par, se voit confier par la production une mission originale : réaliser un making-of de l’aventure audiovisuelle. Mais attention, version Bouzard ! Car l’auteur transforme ce reportage en une histoire aussi loufoque qu’inventive, où la frontière entre réalité et délire s’estompe.

L'homme qui a vu

Extrait de L'homme qui a vu, l'homme qui filme, l'homme qui tire plus vite que son ombre, par Guillaume Bouzard
© Dargaud, 2026

Dès qu’il apprend sa sélection pour rejoindre l’équipe à Almería, Bouzard plonge dans son univers décalé. Il se lance dans une quête effrénée pour s’équiper en vrai cow-boy : achat compulsif de panoplie western, selle flambant neuve et même un stage de vacher pour maîtriser l’art du lasso, la monte à cheval ou encore… la pendaison d’un homme. Pendant ce temps, les éditeurs de Dargaud, représentés dans l’album, confrontés à ses planches, restent sans voix, tant son imagination dépasse l’entendement.

Maître de l’humour absurde, Bouzard se met en scène dans ses livres, brouillant les pistes entre autobiographie et fiction. Le lecteur pourrait croire à des anecdotes réelles, mais l’auteur s’amuse à pousser chaque situation dans ses retranchements les plus fous, toujours avec un trait vif et un sens du comique implacable. Il crée un monde à son image, peuplé de scènes improbables mais profondément personnelles, révélatrices de ses obsessions et de sa logique décalée. Le résultat ? Un régal de bout en bout.

L'home qui a vu

Extrait de L'homme qui a vu, l'homme qui filme, l'homme qui tire plus vite que son ombre, par Guillaume Bouzard
© Dargaud, 2026

Comme le suggère son titre énigmatique, l’album joue sur plusieurs niveaux de narration : le dessinateur en reportage sur un tournage, les réactions des éditeurs face à son travail, les interventions de ses amis (dont quelques cases signées Fabrice Erre…). Cette construction, à la fois intelligente et débridée, fait tout le sel de ses albums, un mélange unique de folie et de finesse.

Article publié dans ZOO Le Mag N°109 Mars-Avril 2026

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