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Azimut - T2 : Que la belle meure (Janvier 2014)

couverture de l'album Que la belle meure

Série : AzimutTome : 2/5Éditeur : Vents d'Ouest

Scénario : Wilfrid LupanoDessin : Jean-Baptiste Andreae

Collection : Hors Collection

Genres : Aventure, Fantastique

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.90€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

3.5

Dessin

3.5

Manie Ganza arrive chez le baron Chagrin, qui semble avoir trouvé le secret de l'immortalité, tandis que le professeur Breloquinte met la main sur le Pôle Nord, qui ne veut pas rester en place. Ces aventuriers du temps qui passe évoluent dans un conte fantastique original et joliment illustré.

Dans leur fuite, Manie Ganza et ses étonnants compagnons débarquent chez le baron Chagrin, à l'éternelle jeunesse. Ici, les couleurs ont été effacées pour ne pas dévoiler la sordide réalité, et la nourriture est principalement composée de cris de douleur. Pendant ce temps, le Nord a été retrouvé mais il a eu le temps de tomber éperdument amoureux. Il refuse de retourner chez lui sans sa dulcinée, qui ne semble pas conquise par les mangeurs de carottes poilus.

Lupano a construit un univers à l'imagination sans limites. Les lieux, les personnages et leurs péripéties sont tous plus improbables les uns que les autres. On navigue de la tristesse d'un palais sordide à une séance de surf sur le dos d'une envoûtante sirène de sable, d'un dieu oiseau mécanique à un temple où le temps sert de monnaie d'échange.

Le temps est d'ailleurs le personnage principal, régissant ce monde étrange et la destinée de chacun. Autour de ce thème se tissent des idées intelligentes qui nourrissent l'intrigue de façon originale.

Le dessin d'Andreae contribue à construire cette dinguerie, avec des décors réussis qui vous happent complètement. Les personnages humains ont un graphisme assez classique, les hommes manquant de relief tandis que la belle Manie Ganza, tous seins dehors, représente la fière tradition des héroïnes qui partent à l'aventure en bikini et talons hauts. Ce manque d 'originalité frappe d'autant plus que les non-humains reflètent tout le potentiel de l'imagination des auteurs.

Cette imagination nous laisse avec beaucoup de questions et présage des possibilités réjouissantes pour la suite.

Pour aller plus loin

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