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Barracuda - T6 : Délivrance (Octobre 2016)

couverture de l'album Délivrance

Série : BarracudaTome : 6/6Éditeur : Dargaud

Scénario : Jean DufauxDessin : JérémyColoriste : Jérémy

Genres : Aventure

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.0

Scénario

2.0

Dessin

4.0

Le Barracuda, avec à son bord le capitaine Blackdog et le diamant du Kashar, revient à Puerto Blanco. Il vient surtout pour récupérer son fils Raffy qu’il avait dû laisser sur l’île à l’issue du tout premier tome. Jérémy et Jean Dufaux nous invitent à un feu d’artifice final qui vient sceller le destin de l’ensemble des personnages.

Raffy, Maria, Emilio, Jean Coupe-Droit, Ferrango, Blackdog, Flynn, frère Esteban, Fine Flamme, Morkam, le Faucon Rouge, Si-Non ainsi qu’une multitude de seconds rôles parfois fort marquants, ont contribué à animer cette série de bout en bout. Elle aura surtout eu le mérite de révéler le talent de Jérémy. Cet ancien compagnon d’atelier du regretté Philippe Delaby a su dès ses débuts assimiler les leçons de son maître et ami à tel point que l’on pourrait presque confondre leurs créations respectives.

Jérémy, parfaitement à l’aise dans toutes ces scènes d’action qui émaillent cette histoire, a su typer toute sa galerie des personnages avec une physionomie propre au caractère de chacun jusqu’au moindre figurant de cette quasi superproduction où jamais il ne lésine sur le moindre détail pour donner chair à ses images. Son travail sur les couleurs, son sens de la lumière, toujours en synergie avec les ambiances de sa mise en scène, sont tout simplement fabuleux.

Mais les réserves concernant le scénario de Jean Dufaux se confirment dans cette conclusion. Un recours systématique au genre fantastique, devenu sa marque de fabrique, et le développement de son récit au-delà des trois tomes initialement annoncés alourdissent la trame générale en s’éparpillant dans des digressions inutiles et peu crédibles au fil de ces deux derniers tomes.

Ce qui s’annonçait comme la plus belle des histoires de pirates en bande dessinée s’achève ici en eau de boudin. D’un partenaire dont la bibliographie est riche de belles et grandes réussites, Jérémy aurait certainement mérité mieux.

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