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Deadwood Dick - T1 : Noir comme la nuit, rouge comme le sang (Février 2021)

couverture de l'album Noir comme la nuit, rouge comme le sang

Série : Deadwood DickTome : 1/1Éditeur : Paquet

Scénario : Michele Masiero, Corrado Mastantuono, Seba Pezzani

Genres : Western

Prix : 13.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

L’éditeur franco-suisse Paquet a choisi de faire le pont avec l’Italie en publiant plusieurs titres issus du catalogue Bonelli en ce premier trimestre 2021. Parmi ceux à retenir, Deadwood Dick tome 1, de Michele Masiero et Corrado Mastantuono. Un western avec pour personnage principal un fils d’ex-esclave noir-américain.

Ce n’est pas parce que la guerre de Sécession a mis fin à l’esclavage que le Texas a cessé de mépriser les noirs. Regarder les fesses d’une blanche peut vous valoir la corde ou une volée de plomb. Ce qui oblige à quitter la maison familiale avec précipitation et peu d’espoir de retour. Alors Williford change de nom, se fait appeler Dick et rejoint les Buffalo soldiers, une unité de l’armée exclusivement composée de soldats noirs.


Nat Love, jeune Noir plus connu sous le nom de Deadwood Dick

Nat Love, jeune Noir plus connu sous le nom de Deadwood Dick © Paquet

Un Ton unique entre humour et réalisme

Adaptation de l’œuvre du romancier Joe R.Lansdale, cette série en trois tomes voit un duo d'artistes différents prendre les commandes à chaque nouvel album.

On retient immédiatement la qualité des dialogues, percutants, avec une réelle identité de langue. Félicitons au passage la traduction qui n’est pas pour rien dans cette histoire. Manifestement, le scénariste a voulu préserver cette caractéristique de l’œuvre originale. Dick a un côté très égocentrique, mais sans être désagréable.

Il manque de se faire lyncher parce qu'il a osé regarder une Blanche

Deadwood Dick va devenir un des soldats noirs du 9e de cavalerie US © Paquet

Il joue avec le lecteur, le pique régulièrement. Mais comme le personnage a un vrai recul sur sa situation, cela ne le rend que plus sympathique. Les aventures ici écrites composent un personnage tout en nuances, qui sans être un héros fera montre de quelques belles qualités. Cela donne une grande crédibilité au personnage, pris au piège d’un quotidien qui n’a rien d’une partie de plaisir.

L'Italie et le noir et blanc

Difficile d’exister dans le « fumetti » sans couleur, quand il s’agit de passer après de nombreux monstres sacrés comme Pratt ou Toppi. Sans chercher la comparaison, Corrado Mastantuono déploie une technicité tout à fait respectable. Constant dans son dessin, jouant idéalement avec les lumières ou la noirceur, il livre des pages parfaitement lisibles. On ira même jusqu’à dire qu’elles sont tout à fait plaisantes à regarder, au-delà de la narration.

manque de se faire lyncher parce qu'il a osé regardé une femme blanche

Il manque de se faire lyncher parce qu'il a osé regardé une femme blanche © Paquet

Deux autres équipes vont donc se succéder sur les tomes 2 et 3. Espérons pour elles qu’elles seront à la hauteur, la barre est mise haute avec ce premier livre.

Pour aller plus loin

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