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Happy End - T1 : La grand panne (Avril 2021)

couverture de l'album La grand panne

Série : Happy EndTome : 1/1Éditeur : Le Lombard

Scénario : Olivier JouvrayDessin : Benjamin JurdicColoriste : Maud Buchwalder

Genres : Aventure

Prix : 14.75€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

3.0

Dessin

5.0

Plus de pétrole! La société est désorganisée. Une famille nombreuse et des médiévistes se réfugient dans le château d’un ami, le temps que les choses se tassent, et apprennent la solidarité, malgré leurs différences. Que d’optimisme!

D’emblée, on est attiré par la belle couverture dessinée par Benjamin Jurdic: une scène urbaine avec Mollie, 14 ans, immobile au milieu d’une foule paniquée, malgré (ou à cause de) la présence de l’armée. Couv’ peu représentative de l’ambiance de l’album, car l’action contée par Olivier Jouvray se situe plutôt dans l’agréable maison de la famille de Mollie, puis à la campagne. Et le propos n’est pas les débordements d’une population dans une ambiance de fin du monde. Mais plutôt l’incertitude d’une société en crise (carence de pétrole, faillite des banques… Rien à voir avec un virus couronné) qui va amener des personnes de bonne volonté, malgré leurs défauts, à vivre-ensemble et à avoir un projet commun.

Les protagonistes, bien campés, sont Mollie (la seule qui croyait à la fin du monde), son frère et ses deux sœurs, ses parents, la grand-mère, un vieil ami « original » (aux faux airs de Comte de Champignac) qui vit avec son père dans un château, et des amis médiévistes. Tous se retrouvent provisoirement dans le château, à la fois inquiets de la tournure des événements et motivés pour prendre leur destin en main. Cet élan emporte le lecteur dans cette histoire résolument optimiste. Et tant pis pour les quelques raccourcis rapides (l’armée, ce sont des fachos ; la police est là pour emmerder les gens; les pillards sympas ne sont donc pas des pillards…), le récit est plaisant.

Le dessin, agréable et grand public, est un gros atout pour cet album. Jurdic a le trait sûr, compose bien ses planches, ne lésine pas sur les décors tout en obtenant un rendu très clair. Une fois la lecture achevée, on prend plaisir à refeuilleter l’album, s’attardant sur tel ou tel détail. Et mention à la palette de couleurs de Maud Buchwalder.

On attend donc la suite, entre autres pour mieux comprendre les raisons et impacts de la crise, mais surtout pour retrouver la suite des pérégrinations du petit groupe.

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