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La trilogie africaine - T2 : Tourne disque (Juin 2014)

couverture de l'album Tourne disque

Série : La trilogie africaineTome : 2/3Éditeur : Le Lombard

Scénario : ZidrouDessin : Raphaël BeuchotColoriste : Raphaël Beuchot

Genres : Aventure, Récit de vie

Public : À partir de 12 ans

Prix : 17.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

A l’époque où le Congo était belge, un fameux violoniste, Eugène Ysaÿe, va y donner un récital. Mais un mauvais torticolis bouleverse son périple. Condamné au repos forcé chez son neveu, il se lie d’amitié avec Tourne-Disque. Un récit qui tape dans le mille.

Mais qu’est-ce qui lui a pris, à soixante-dix printemps, de se rendre au Congo pour y donner un récital ? L’amour de la musique, sûrement. Et l’attachement immodéré qu’il a pour Henri, son vieux violon. Du coup, quand le gouverneur belge l’a invité, le célèbre musicien Eugène Ysaÿe n’a pas pu refuser.

Une fois sur place, un vilain torticolis contracté dans l’avion l’empêche de profiter de son séjour. Il sera même contraint d’annuler son concert. Qu’importe. Car accueilli par son neveu au bord du lac Maï Ndombé, le virtuose fait la connaissance de Tourne-Disque. Ce jeune Noir est ainsi surnommé car il est chargé de s’occuper de l’extraordinaire collection de 78 tours que possède l’heureux maître des lieux.

Le violoniste, à qui le dessinateur a offert un vrai charisme graphique, a l’oreille mais aussi un œil attentif aux autres : il se rend très vite compte que cet homme, boy au cœur de la colonisation, porte en lui une énorme connaissance musicale. Eugène Ysaÿe ne regrette pas son voyage. Et n’oubliera jamais Tourne-Disque. Dans cette BD, beaucoup de messages passent par l’expression des visages, les silences et la façon d’aborder la case.

Cette histoire émouvante est très haut portée par un travail graphique d’orfèvre. Le dessin se construit en finesse. De la dentelle, sans forcer le trait. Il y a un côté très inspiré du dessin animé des Triplettes de Belleville dans le style, bordé d’un gros travail sur les ombres. Bref, le dessin est à l’image de cette histoire qui vous tirera des larmes : vrai, authentique et universel. Une très belle surprise estivale.

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