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Le Janitor - T5 : La crèche de Satan (Septembre 2017)

couverture de l'album La crèche de Satan

Série : Le Janitor Tome : 5/5Éditeur : Dargaud

Scénario : Yves SenteDessin : François BoucqColoriste : François Boucq

Genres : Polar / Thriller

Public : À partir de 12 ans

Prix : 14.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.0

Dessin

4.0

C’est sur l’île de Cozumel, au large du Yucatan, que se sont installés d’anciens tortionnaires des camps de la mort pour y poursuivre leurs horribles expériences à l’abri des regards indiscrets. C’est là aussi que le Vatican va dépêcher Vince, le Janitor, pour mettre un terme aux agissements de l’Ordre du Nouveau Temple. François Boucq et Yves Sente achèvent avec cet album le premier cycle de leur série dans un déluge apocalyptique.

Démarré en 2007, ce thriller imaginé par Yves Sente nous introduisait dans les couloirs les plus obscurs du Vatican dont les services secrets n’ont pas grand-chose à envier à ceux du MI5, de la CIA ou du KGB. L’originalité, tant du cadre que de ses représentants en soutane, cet univers si étrange et insolite, ne pouvait que motiver François Boucq à se jeter dans cette aventure pour croquer ses personnages plus vrais que nature.

Yves Sente lui a concocté un cocktail explosif, mêlant différents courants religieux (chrétiens, juifs et musulmans) aux complots financiers à grande échelle quelque part entre le Da Vinci code et l’action grand spectacle, dans la filiation des James Bond. Sans négliger d’étoffer son héros d’un passé qui se dévoile peu à peu au fil des albums. Dans ce nouvel album, le voile sur les mystères de ses antécédents familiaux sera enfin levé.

En évoquant la complicité de l’Eglise catholique dans l’exfiltration en 1945 des criminels de guerre vers l’Amérique latine, Sente tenait un bon sujet qu’il effleure à peine pour se concentrer sur la poursuite des expériences des nazis, terrain plus propice pour développer des scènes spectaculaires.

Ce cinquième tome arrive quatre ans après l’épisode précédent et tranche nettement sur le plan graphique avec un trait plus jeté, plus hachuré, et des scènes d’action où Boucq, tel Hermann dans ses œuvres, laisse éclater tout son immense talent avec une efficacité quasi cinématographique. La suite pour 2021 ? !

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