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Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - T1 : La bête (Octobre 2020)

couverture de l'album La bête

Série : Le Marsupilami de Frank Pé et ZidrouTome : 1/1Éditeur : Dupuis

Scénario : ZidrouDessin : Frank Pé

Collection : Grand Public

Genres : Aventure

Public : À partir de 12 ans

Prix : 24.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Fin novembre 1955. Dans le port d’Anvers un cargo vient d’accoster, après avoir subi une avarie de 21 jours au large des côtes brésiliennes. Il transportait une nuée d’animaux exotiques qui ont presque tous péri sous l’effet de la chaleur irrespirable qui régnait dans les cales. Parmi les fauves survivants, une espèce de singe au pelage jaune moucheté pourvu d’une immense queue. Ainsi démarre ce puissant roman graphique imaginé par Zidrou pour un Frank Pé au sommet de son art.

Victime de constantes brimades par ses camarades d’école, Franz, un gamin de neuf ans, se plaît à élever toute une ménagerie hétéroclite d’animaux estropiés ou abandonnés. Il finira par recueillir l’animal mystérieux échappé du cargo. Frantz peut aussi compter sur le soutien de son instit, M. Boniface, dont les méthodes d’enseignement ne sont pas très conformes aux canons pédagogiques en vigueur.

Manifestement, il était hors de question pour Zidrou de raconter une histoire du Marsupilami dans la lignée de la série animée par Batem, seul habilité à poursuivre les aventures du personnage créé par Franquin. Ce reboot qui atteint la taille d’un roman graphique est d’une toute autre essence. Conscient de l’immense talent de son partenaire dans le registre animalier, il lui offre là une belle opportunité pour s’éclater jusqu’à la moindre vignette. Un récit plein de rythme, d’humour et de gravité, mais aussi de tendresse et d’émotion avec des personnages auxquels on s’attache.

Et l’auteur du magnifique triptyque (Zoo) se donne effectivement à fond, ne lésinant sur aucun détail pour reconstituer les ambiances des années 50 avec des scènes citadines du Bruxelles de l’époque plus vraies que nature. Si beaucoup reconnaîtront André Franquin sous les traits de M. Boniface, de nombreuses autres grandes figures du journal de Spirou de l’âge d’or de la revue y font une apparition. Un chef-d’œuvre assurément !

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