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Le Suaire - T3 : Corpus Christi, 2019 (Septembre 2019)

couverture de l'album Corpus Christi, 2019

Série : Le SuaireTome : 3/3Éditeur : Futuropolis

Scénario : Gérard Mordillat, Jérôme PrieurDessin : Éric Liberge

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 17.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

En repérage à Lirey, Lucy Bernheim, une jeune américaine s’imprègne du site qui avait recueilli un temps le Saint Suaire en vue de réaliser un film sur Jésus. Elle y rencontre le père De Brok qui, lui-même, ne croit pas à l’authenticité de la relique. Avec le dernier volet de ce triptyque consacré au Saint Suaire, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur concluent leur histoire avec un final hallucinant qu’Éric Liberge illustre magistralement.

Chaque tome, à différentes époques, met en scène le même trio de protagonistes qui s’agitent autour de ce morceau de chiffon et où le personnage féminin (Lucie, Lucia puis Lucy) devient l’enjeu crucial de rivalités amoureuses entre deux personnages masculins (Henri, Enrico, Henry et Thomas, Tomaso, Tom).

De retour aux États-Unis, Lucy part à la recherche de l’interprète idéal pour incarner Jésus qu’elle dénichera à l’occasion d’une pièce d’Antonin Artaud sur la vie de Jésus. Henry Nalpas est l’homme du rôle et le tournage commence dans la ville de Corpus Christi au Texas. Mais lors de l’avant-première, la vision qu’elle offre du Nouveau Testament, jugée iconoclaste et irrévérencieuse, heurte un public intégriste qui va littéralement se déchaîner. Les membres du Ku Klux Klan sont évidemment de la partie et les origines juives de Lucy ne vont pas jouer en sa faveur.

Conclusion éblouissante d’un récit sur le fanatisme religieux autour d’une relique fabriquée de toutes pièces pour entretenir la foi coûte que coûte, cette histoire rappelle les réactions des catholiques ultra suscitées par des films comme Je vous salue Marie de Godard ou encore La dernière tentation du Christ de Martin Scorcese. Éric Liberge a probablement été inspiré par ce dernier, notamment pour la séquence des marchands du temple. Son dessin, légèrement en retrait par rapport aux deux tomes précédents, garde cependant toute la puissance nécessaire pour imprimer à cette trilogie un tour de force visionnaire peu commun.

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