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Les Grands Peintres : Toulouse-Lautrec, Panneaux pour la baraque de la Goulue (Mars 2015)

couverture de l'album Toulouse-Lautrec, Panneaux pour la baraque de la Goulue

Série : Les Grands PeintresÉditeur : Glénat BD

Scénario : Olivier BleysDessin : Yomgui Dumont

Genres : Historique

Public : Tout public

Prix : 14.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

4.5

Dessin

5.0

Dans le Paris canaille de la fin XIXe, Toulouse-Lautrec promène ses pinceaux et son zozotement. Alors qu'il passe ses nuits au Moulin Rouge accompagné des gagneuses et des artistes de son temps, ce peintre joyeux se retrouve mêlé à une histoire de disparitions de jeunes filles... Le point de départ d'une drôle d'enquête aussi enlevée que les disparues.

Les toiles de Henri de Toulouse-Lautrec ont immortalisé le milieu interlope de Paris avec gouaille et légèreté. Le côté fantasque de ce personnage haut en couleur ne pouvait rêver mieux pour être mis en avant qu'un vaste tableau sous forme de mystère policier. Des cabarets aux ambassades, toujours une coupe à la main, on traverse son époque de fête à la suite d'une fille disparue. Ce prétexte était pile celui qu'il fallait pour donner l'énergie nécessaire à cet album.

Pour s’attaquer à une époque aussi riche que celle où la fée électricité illumine doucement la France, Olivier Bleys a choisi un panorama intelligent. Sur fond d’enquête et de suspicion, il brosse une époque avec des coups de pinceaux bien sentis et légers. Son histoire sait gérer le rythme sautillant et foisonnant de cette période historique sans se perdre en chemin. Pour ménager des pauses dans ce french cancan, on découvre de belles pleines pages où le peintre de 1 mètre 52 dessine des œuvres immenses.

Yomgui Dumont a relevé le défi de la mise en bande dessinée d’une époque et d’un peintre maintes fois représentés. Son trait dansant et fluctuant se frotte aux poncifs de le Belle Epoque sans se figer. Agréable et même un peu irrévérencieuse, la mise en couleur fait surgir les détails d’un milieu où l’alcool et les bons mots coulent à flot.

La fête constante que constitua la vie de Toulouse-Lautrec ne nous laisse qu’un regret : un album trop court.

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