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Les Maîtres des Îles - T2 : Martinique 1847 (Janvier 2020)

couverture de l'album Martinique 1847

Série : Les Maîtres des ÎlesTome : 2/2Éditeur : Glénat BD

Scénario : Stéphane PiatzszekDessin : Gilles Mezzomo

Genres : Historique

Public : À partir de 16 ans

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

5.0

Dessin

3.0

Le récit de ce triptyque démarrait en 1845 alors qu’Eliza Huc quittait le couvent pour rejoindre le domaine familial dirigé d’une main de fer par son grand-père, propriétaire d’esclaves. Le retour de la jeune femme dans le giron familial va sérieusement bouleverser les rapports interraciaux dans la suite de cette saga familiale passionnante imaginée par Stéphane Piatzszek.

Un an plus tard, un cyclone ravage la propriété tuant la grand-mère et estropiant lourdement son aïeul qui doit se faire amputer d’une jambe. S’il garde encore les rênes du domaine en mains, il est conscient que seule Eliza peut le faire perdurer face aux menaces financières qui pèsent sur lui. Ainsi, une union avec le fils d’un riche propriétaire voisin, amoureux de la jeune femme, pourrait sauver l’exploitation d’une faillite inévitable. Mais Eliza entretient une relation passionnelle avec Pierre, un métis tout aussi entiché d’elle.

De ce microcosme qui n’est plus très loin de connaître l’abolition inéluctable de l’esclavage, Piatzszek en dresse un portrait tout en nuances, avec des personnages psychologiquement très étoffés, tels le père d’Eliza, condamné par le diabète, son frère homosexuel, son ancien ami Julius, mutilé par son grand-père pour avoir eu une relation sexuelle avec elle ainsi que son jeune mari trompé, très touchant. La palme revient bien sûr à l’héroïne de cette histoire, beau portrait d’une femme au caractère bien trempé qui veut croquer la vie à pleines dents.

Le trait vif de Gilles Mezzomo s’adapte parfaitement à l’ambiance du récit et au charme des Antilles. Toutefois, probablement pressé par les délais de production, son dessin perd de sa précision selon les séquences ainsi qu’en témoigne la couverture de l’album, ni très esthétique, ni très vendeuse. Dommage pour un dessinateur de sa trempe !

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