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Mattéo - T5 : Cinquième Époque (Septembre 1936-Janvier 1939) (Novembre 2019)

couverture de l'album Cinquième Époque (Septembre 1936-Janvier 1939)

Série : MattéoTome : 5/5Éditeur : Futuropolis

Scénario : Jean-Pierre GibratDessin : Jean-Pierre Gibrat

Genres : Documentaire BD, Historique, Récit de vie

Public : À partir de 12 ans

Prix : 17.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

À l’issue du quatrième album de Mattéo, Jean-Pierre Gibrat avait laissé en suspens le sort d’Amélie et de Mermoza, partis à bord de l’avion de ce dernier pour faire des relevés topographiques sur la ligne de front opposant les phalanges franquistes avec l’armée républicaine. Ce cinquième tome boucle brillamment l’épisode de la guerre civile espagnole avec un niveau d’exigence graphique et narratif qui nous épate une nouvelle fois.

Si la première partie se jouait sur deux mois seulement, d’août à septembre 1936, cette suite s’étale sur plus de deux années. Mattéo et ses comparses ont pris leurs quartiers dans la villa cossue de don Figueras, qui ne partage pas les idéaux républicains de ses hôtes, mais qui va s’ouvrir aux échanges d’idées sur la situation avec Mattéo. Ce dernier, à mesure que le temps passe, finit par sympathiser avec le vieil homme infirme.

Amélie fera l’objet d’un échange de prisonniers avec le curé sniper qu’Aneschka veut absolument passer par les armes. Si le village où ils se sont réfugiés reste longtemps à l’écart du front, les phalangistes finiront par le cerner avec la perspective de ne faire aucun quartier.

Loin de s’essouffler dans son inspiration, Gibrat décrit admirablement ses personnages dans leurs rapports intimes, leur engagement personnel et leurs états d’âme liés au contexte dans lequel ils évoluent. Dans cette page d’Histoire à hauteur d’Homme, les saisons défilent, on passe de l’été chaud aux hivers de neige et la guerre civile reste circonscrite dans un espace très restreint, celui du village et de ses proches environs.

Depuis Le sursis, en passant par Le vol du corbeau, Gibrat n’a plus cessé de nous éblouir à chaque nouvelle création. Sa cote graphique, comme en témoigne la dernière exposition-vente de ses originaux chez Maghen, a fini par atteindre des sommets vertigineux. Il faut dire que ses planches sont tellement belles à voir…

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