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Noir burlesque - T2 (Novembre 2022)

couverture de l'album

Série : Noir burlesqueTome : 2/2Éditeur : Dargaud

Scénario : Enrico MariniDessin : Enrico MariniColoriste : Enrico Marini

Genres : Polar / Thriller

Prix : 20.50€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

5.0

Dessin

3.5

Marini a su rebondir dans le tome 2 de ce diptyque pour être moins prévisible dans ses recours aux conventions du polar fifties à l’américaine. Et surtout, il nous comble avec son dessin virtuose, empli de vie et de sensualité.

Marini, avec le brio graphique qui le caractérise, nous entraîne dans la suite de son polar noir. Caprice reste au centre de l’histoire. Petit rappel : cette belle chanteuse de cabaret est sous la protection de Rex, un boss de la pègre qui en a fait sa maîtresse. Mais Caprice en pince pour Slick, beau gosse et tueur de son état. Les personnages évoluent dans un univers sans pitié et la poudre parle souvent. Les alliances sont faites pour être retournées et l’histoire n’est pas exempte de surprises. C’est une bonne nouvelle, car le tome 1 pouvait laisser craindre que l’auteur reste trop dans les conventions du roman noir pour permettre une suite convaincante. L’humour qui parsème le récit est une manière de détourner les poncifs du genre.

Le tome 2 est encore plus copieux que le 1, mais sa lecture en est très fluide. Un peu trop, peut-être, davantage de densité n’aurait pas nui. Toutefois, si le lecteur accepte le principe que c’est une histoire avant tout visuelle et d’ambiance, il passera un sacré bon moment. Les tueurs avec lesquels Slick doit s’acoquiner (pour voler un tableau de maître... assez drôle) sont de sacrés bargeots, ce qui ajoute de la saveur.

Noir Burlesque T.2

Noir Burlesque T.2
©Dargaud, 2022

Graphiquement, Marini nous offre toujours un lavis en noir et blanc, réhaussé de temps en temps de rouge, comme pour la chevelure de la belle Caprice, une robe, un verre de vin... Le résultat, sous le pinceau virevoltant de l’artiste, est spectaculaire. Les compositions des séquences s’enchaînent de manière très dynamique. La sensualité du trait est indéniable. Caprice, bien sûr, mais pas que.

Bref, Marini conduit bien son affaire. Néanmoins, espérons que pour son prochain projet il fera comme Hitchcock pour la séquence avec l’avion poursuivant Cary Grant dans La mort aux trousses : répertorier tous les clichés du polar (rue poisseuse, la nuit, la pluie...) et faire tout le contraire : dans un champ, le jour, sous le soleil !

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