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Thérapie de groupe - T1 : L'étoile qui danse (Janvier 2020)

couverture de l'album L'étoile qui danse

Série : Thérapie de groupeTome : 1/1Éditeur : Dargaud

Public : Tout public

Prix : 14.99€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Jean-Eudes de Cageot Goujon, plus connu sous le pseudonyme de Manu Larcenet, arrive à un tournant dans son incroyable parcours créatif : il n’a plus la moindre idée, plus la moindre inspiration pour poursuivre son œuvre et cette situation le perturbe au plus haut point. Sur les pas de son double de papier, Larcenet nous invite à partager ses affres de créateur en plein blackout. Le résultat n’est pas triste, on rit presque à chaque page face à tant d’autodérision !

Jean-Jacques qui l’interviewe lui cite Nietzsche : « Il faut avoir du chaos en soi pour enfanter une étoile qui danse ». Et voilà Larcenet parti en quête de cette fameuse étoile. Une croisade pleine de projets fumeux où toute sa famille est appelée à la rescousse pour le tirer de son état dépressif : son épouse, vétérinaire aux journées bien remplies, son fils Pépito-Wolfgang qui lui suggère de raconter une histoire de guerriers ninja sur le mode manga et sa fille Lilith-Glooarasatan qui cherche en vain le gag dans ses projets avortés. Sans oublier l’armoire à pharmacie régulièrement pillée de ses drogues.

Au passage, Larcenet convoque tour à tour les hommes des cavernes, le peintre Raphaël et ses muses, Léonard de Vinci, Charles Schultz et Paul Cézanne qu’il affronte dans un combat homérique (pas ordinaire !). Tout cela finit par un internement en clinique psychiatrique en attendant le prochain épisode.

Après Blast, son chef-d’œuvre absolu, et sa brillante adaptation du roman de Philippe Claudel, Le rapport de Brodeck, Larcenet nous revient dans un registre beaucoup moins plombant avec un dessin plus proche de la série Retour à la terre ou de Nic Oumouk. Sa mise en page avec cet enchainement de projets avortés est impressionnante dans ses compositions tout comme son travail sur la couleur qui atteint ici des sommets et prouvent qu’il ne l’a jamais perdue, l’étoile qui danse.

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