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Urban - T2 : Ceux qui vont mourir (Mars 2013)

couverture de l'album Ceux qui vont mourir

Série : UrbanTome : 2/4Éditeur : Futuropolis

Scénario : Luc BrunschwigDessin : Roberto RicciColoriste : Giovanna Niro, Roberto Ricci

Genres : Science-Fiction

Public : À partir de 12 ans

Prix : 13.20€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

A Monplaisir, cité entièrement tournée vers le loisir et placée sous vidéosurveillance permanente, l'attraction principale est un jeu télévisé mettant en scène une véritable chasse à l'homme. Cruelle, cette série d'anticipation critique violemment et justement les excès de notre société.

On retrouve dans ce deuxième tome Zachary Buzz, policier d'élite, prêt à affronter le tueur à gages qui a échappé à tous les précédents participants de l'Urban Game. En parallèle, on suit le petit garçon croisé à la fin du premier tome. Celui-ci va prendre une importance capitale et semble étrangement lié à Overtime, tueur mystérieux qui voyage dans le temps.

Étrange destin que celui de cette série : créée par Luc Brunschwig en 1999, arrêtée après seulement un tome, l'auteur croit dur comme fer en son potentiel et se lance dans un remake. Il a bien fait d'insister. Se revendiquant comme un récit d'anticipation et non de science-fiction, il nous présente un avenir où les points sombres de notre société sont exacerbés. Les humains semblent ainsi résignés à trimer comme des esclaves pour profiter de deux semaines annuelles de vacances à Monplaisir.

L'obligation de s'amuser et la liberté apparente cachent les dessous sordides de cette ville, où le corps se monnaie de toutes les façons possibles. A la façon des classiques du cyberpunk, la publicité prévaut sur l'être humain, les droits des citoyens sont réduits à peau de chagrin et le fondateur de Monplaisir, fou furieux au sourire extra-large, s'est accordé les pleins pouvoirs.

Le dessin de Roberto Ricci colle parfaitement à cet univers, mélange d'enfer glacé et de frénésie. Les couleurs magnifiques démarquent deux visages de Monplaisir : vives et marquées dans la ville fiévreuse, froides et sombres pour l'envers du décor. De nombreux clins d’œil parsèment l'album : le dessinateur a dû bien se bidonner avec les déguisements des personnages. Luc Brunschwig a décidément trouvé le dessinateur qui lui manquait pour que son histoire s'épanouisse joliment.

Un seul problème se pose : avec une fin pareille, l'attente du troisième tome va être proprement insupportable.

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