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Printemps, à la charité

couverture de l'album Printemps, à la charité

Éditeur : Grand Angle

Scénario : Philippe PelaezDessin : Alexis ChabertColoriste : Alexis Chabert

Prix : 17.90€

  • ZOO
    note Zoo5.0

    Scénario

    4.0

    Dessin

    5.0
  • Lecteurs
    note lecteurs5.0
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Le synopsis de l'album Printemps, à la charité

Dans le Paris de la Belle Époque, les survivants du Bazar de la Charité tombent un à un... Paris, 1897. Quelques semaines après l’incendie du Bazar de la Charité, les survivants meurent dans d’étranges circonstances, victimes d’hallucinations terrifiantes. L’inspecteur Amaury Broyan, flic brisé, opiomane et hanté par la mort de sa fille, est chargé de l’enquête. Des salons de la haute société aux bas-fonds de la capitale, il s’enfonce dans un mystère où science, culpabilité et vengeance s’entrelacent. Sa rencontre avec Blanche Dambreville, fascinante entomologiste, pourrait bien faire basculer l’affaire... et sa propre raison.


La critique ZOO sur l'album Printemps, à la charité

Grâce au travail pictural remarquable d’Alexis Chabert et au talent d’écriture de Philippe Pelaez, nous nous laissons porter par l’atmosphère, envoûtante comme de l’opium, de cette nouvelle enquête. Une belle veuve réussira-t-elle à faire oublier à l’inspecteur son chagrin ?

On retrouve l’inspecteur Broyan face à une nouvelle enquête, après Automne en baie de Somme et Hiver à l’Opéra. Un meurtre au Museum d’Histoire naturelle de Paris a eu lieu. Une araignée semble être la coupable. Mais qui l’a placée là ? Le policier fait la connaissance d’une femme aux cheveux blancs très séduisante : Blanche d’Ambreville.

D’emblée, on se dit qu’elle est davantage mêlée à cette affaire qu’elle ne veut bien le dire. Mais comme Broyan, on est saisi d’une certaine langueur, sous le charme de cette personnalité un peu mystérieuse. Comme toujours dans cette série, Philippe Pelaez choisit une femme de tête pour faire face à Broyan. Blanche est une scientifique : elle est entomologiste. Ce qui est loin d’être courant en 1897.

Printemps, à la Charité

Extrait de Printemps, à la Charité, signé Philippe Pelaez au scénario et Alexis Chabert aux illustrations © Grand Angle, 2026

Cette année-là fut aussi celle du terrible incendie du bazar de La Charité, qui fit plus d’une centaine de morts, surtout des femmes de la haute société. C’est l’inspecteur Tissot, collègue et ami de Broyan, qui mène l’enquête. On fait ainsi la connaissance de Georges Méliès. Philippe Pelaez a évidemment imaginé un lien entre les deux affaires.

Le scénariste use de son talent de plume pour des textes « off » contribuant à la mélancolie qui se dégage de l’intrigue, même si nous sommes au printemps, saison censée être plus guillerette que celles auxquelles il succède. La fin est ici moins importante que le moyen. Qui est le coupable ? On le devine vite. Mais l’ambiance et le jeu des acteurs prévalent.

Printemps, à la Charité

Cette année-là fut celle du terrible incendie du bazar de La Charité, qui fit plus d’une centaine de morts, surtout des femmes de la haute société © Grand Angle, 2026

Cette histoire est un cadre parfait pour qu’Alexis Chabert puisse déployer tout son talent pictural. Rien que la composition des planches est splendide, d’une belle créativité. Ses personnages semblent réellement habités d’une âme. Une fois de plus, l’artiste s’amuse à intégrer des clins d’œil à des tableaux d’époque que les amateurs de l’Histoire de l’Art prendront plaisir à identifier. Chabert nous offre également un festival de couleurs chatoyantes habilement orchestrées. Grâce à son travail, nous sommes transportés près de 130 ans en arrière.

Printemps, à la Charité

Grâce au travail d'Alexis Chabert, nous sommes transportés près de 130 ans en arrière © Grand Angle, 2026

On imagine sans difficultés ses planches élégantes exposées au Musée des Arts Décoratifs de Paris.

L'interview d'Alexis Chabert ICI


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