
Ketsudan
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La critique Presse
4.0
Le 26/3/2026
Ketsudan se révèle être un surprenant hommage décalé au célèbre texte de Corneille, transposé dans un Japon médiéval dépaysant. Rodrigue devient Natsumé et Chimène, Harumi, le tout en vers. Respect.
Haut de pageCommentaires et critiques (3)
3.5
Ketsudan propose une adaptation du Cid aussi inattendue qu’intéressante. Transposer l’intrigue de Corneille dans le Japon des samouraïs est un pari audacieux, qui fonctionne dans l’ensemble, même si tout n’est pas toujours parfaitement fluide.
Le choix de conserver les alexandrins apporte une vraie identité au récit et renforce sa dimension tragique, même si cela peut parfois créer un léger décalage avec l’univers visuel. Côté dessin, Julien Motteler livre une prestation solide, avec un style hybride manga/franco-belge efficace, particulièrement réussi dans les scènes de combat comme dans les moments plus contemplatifs.
Sans être totalement irréprochable, Ketsudan reste une lecture originale et engageante, portée par une vraie ambition et un univers visuel convaincant.
Le 13/04/2026 à 11h01
2.5
Ketsudan part d’une idée intéressante, mais l’exécution reste assez décevante. La transposition du Cid dans le Japon médiéval manque d’audace et donne surtout l’impression d’une adaptation scolaire, sans réelle appropriation. Le choix de conserver les dialogues de Corneille tels quels crée un décalage constant avec l’univers visuel, rendant l’ensemble parfois rigide et peu naturel. Les personnages, eux, peinent à émouvoir, leurs enjeux étant trop prévisibles.
Malgré un dessin efficace, l’album ne parvient pas à masquer un manque d’originalité et laisse une impression d’ensemble assez plate.
Le 13/04/2026 à 10h50
Le concept de cet album est séduisant : transposer Le Cid dans un univers de samouraïs teinté de dark fantasy. Le passage de la Castille au Japon fonctionne parfaitement, tant l’histoire, fondée sur le code de l’honneur, s’adapte naturellement à ce nouvel environnement. Même le remplacement des conflits contre les Maures par des affrontements contre des créatures fantastiques s’avère convaincant. En revanche, le choix de conserver les alexandrins de Corneille dans les dialogues nuit parfois à la fluidité du récit. Si certains vers célèbres raviront les lecteurs, la lecture des bulles peut se révéler laborieuse. Le scénariste, Mud, aurait sans doute gagné à adapter davantage certains passages.
Graphiquement, l’adaptation de Julien Motteler est remarquable. L’artiste, qui n’avait plus publié depuis Lady Whitechapel, signe ici un ouvrage dense, proche des 200 pages. Son style réaliste et dynamique s’exprime pleinement dans les scènes d’action. Son trait précis et détaillé restitue avec justesse les costumes et l’esthétique de l’époque. Par ailleurs, ses variations de cadrage insufflent du mouvement à des scènes issues du théâtre, souvent confinées à des espaces clos
Le 29/03/2026 à 20h34



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