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Suicide Squad Renégats - T2 : Rédemption (Mars 2021)

couverture de l'album Rédemption

Série : Suicide Squad RenégatsTome : 2/2Éditeur : Urban Comics

Scénario : Bruno Redondo, Daniel Sempere, Tom Taylor

Collection : DC Rebirth

Genres : Comics

Prix : 15.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Tom Taylor et Bruno Redondo, les auteurs de la saga Injustice en comic-book, ont été rassemblés pour une nouvelle série Suicide Squad : Renégats. Les premiers épisodes avaient fait table rase d’une partie du contexte habituel de la série. Ce second recueil confirme la volonté d’exercer un passage de flambeau idéologique.

Ce qui reste de la Suicide Squad s’est donc associé à l’équipe des Renégats pour faire tomber l’homme qui les manipulait. Mais il n’était qu’un homme de paille et derrière lui se dresse un milliardaire qui s’est littéralement payé la Task Force X: Ted Kord. Le groupe se met donc sur ses traces alors qu’il entreprend de s’acheter désormais… un pays indépendant.

Un autre regard sur les hors-la-loi

Le concept de la Suicide Squad est simple et désormais bien connu : des criminels forcés d’agir sous menace de mort pour le gouvernement américain. Tom Taylor, en introduisant ses Renégats, vient explorer une facette différente du concept.

Est criminel celui ou celle qui commet des actes définis par la loi comme des crimes. Ce sont littéralement des hors-la-loi. Ils ne la respectent pas. Mais quand la loi est suffisamment floue pour permettre des actes moralement répréhensibles, est-il juste d’être « dans-la-loi »?

Il est l'heure de venger leurs amis disparus

Il est l'heure de venger leurs amis disparus © Urban Comics

Nous évoquions récemment ici avec Ignited tome 2, paru chez H1, la question de l’activisme. Tom Taylor aborde le même sujet que Mark Waid, mais avec une approche différente.

Ici, les différents personnages assument d’entrer en rébellion contre un système légal défaillant. Le scénariste introduit directement le sujet de la moralité. Il y a ce qui est légal, et ce qui est moral de faire.

Face à ces jeunes révoltés et prêts à agir avec violence, Harley Quinn et Deadshot paraissent presque d’une autre époque. « Ok boomers », passez le relais à la jeune génération. Celle de Greta Thunberg, d’Extinction Rebellion. Celle qui combattra le système établi, pour le bénéfice commun. En étant prêt à tout.

De l’intérêt de la constance graphique

Un des grands défauts actuels des deux majors américaines du comic-book, c’est leur difficulté à maintenir en continue un même dessinateur sur un titre régulier. Il y a une telle pression de mise sur les artistes avec des rythmes de parution de plus en plus intense, qu’ils ont, somme toute, du mal à suivre et qu’il faut leur trouver des remplaçants en mode bouche-trou.

Deadshot a décidé de prendre ses distances avec la Suicide Squad

Deadshot a décidé de prendre ses distances avec la Suicide Squad © Urban Comics

Ici, ce n’est pas le cas, Bruno Redondo fait l’INTEGRALITE des épisodes de cette mini-série. Et ce faisant, il offre une réelle vision personnelle de la BD super-héroïque. Attention, il n’est pas question de dire ici que Redondo livre une prestation jamais vue ailleurs. Son trait est simple, tout à fait lisible. Mais il y a beaucoup de travail sur chaque planche et ça se ressent. Les univers et personnages présentés en acquièrent une réelle consistance. C’est juste du super-héros moderne et grand public, exécuté par un artiste qui maîtrise sa copie et a pu déployer son art sans devoir laisser la place à d’autres. Ça fait du bien!

Que ce soit sur le fond ou sur la forme, Suicide Squad Renégat prouve que l’on peut proposer encore de vraies bonnes séries grand public dans l’univers DC Comics. C’est la pépite à ne pas rater pour les amateurs du genre.

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