Cambourakis

Annie Sullivan et Helen Keller
Née en 1880 dans l’Alabama, la petite Helen Keller devient aveugle et sourde à l’âge de dix-neuf mois, suite à une maladie. Elle se trouve alors dans l’incapacité de communiquer avec son entourage, si ce n’est avec quelques gestes maladroits. Sa vie va être bouleversée l’année de ses six ans, quand ses parents engagent Annie Sullivan comme préceptrice. Elle-même malvoyante, celle-ci a appris à enseigner la langue des signes à l’Institut Perkins pour les aveugles. Elle va prendre en charge l’éducation d’Helen Keller, et, au fil des mois, réussir non seulement à établir un contact avec l’enfant, mais aussi à lui apprendre la langue des signes, puis l’écriture. Les deux femmes resteront amies à vie.
Annie Sullivan et Helen Keller relate l’histoire de cette extraordinaire rencontre. Une véritable leçon d’humanité, magnifiquement dessinée par Joseph Lambert.

Amy et Jordan
Amy Tinsdale et Jordan Levine sont les personnages d’une série de strips publiés par Mark Beyer dans le magazine alternatif New York Press, entre 1988 et 1996. Cette anthologie de 292 strips permet d’appréhender l’incroyable inventivité graphique déployée par Mark Beyer dans cette série, qui représente véritablement le coeur de son oeuvre. Amy et Jordan forment un couple névrotique et pathogène, qui évolue dans un univers urbain cauchemardesque, aux prises avec une absurdité quotidienne qui bascule souvent vers le fantastique et le monstrueux. Ils vivotent dans un appartement minable, dépriment, se querellent, mais semblent condamnés à rester ensemble, unis par une pulsion qui les dépasse.

Black Lung
Accidentellement mêlé à un règlement de comptes entre hors-la–loi, Isaac, un professeur d’école -[$]nbsp;lettré, arrogant, exclu de l’université suite à une affaire de moeurs - se retrouve prisonnier à bord de La Main, bateau pirate dont l’équipage est composé d’horribles brutes, capables des pires cruautés. Devenu le scribe du capitaine, il va peu à peu découvrir les blessures secrètes et les obsessions mortifères qui noircissent l’âme de celui-ci. Par sa démesure, son obstination, son rapport mystique à la violence, le capitaine Brahm n’est pas sans rappeler le Kurtz d’«

Fausto Coppi
Un roman graphique qui fait revivre la légende d’un des plus grands coureurs cyclistes de tous les temps.
Ce roman graphique qui paraîtra au moment du centième anniversaire du Tour de France, rend hommage à l’une des figures les plus mythiques de l’histoire du cyclisme : Fausto Coppi, le campionissimo, qui fut tout au long de sa carrière en compétition avec un autre grand champion italien, Gino Bartali. Cette rivalité a enflammé l’Italie de l’après-guerre et littéralement divisé le pays en deux. Physiquement et politiquement, tout semble les opposer : Bartali, musclé, râblé, bavard, est très croyant et devient le favori du parti catholique ; Coppi, élancé, maigre, silencieux, laïque, devient celui des partis de gauche.
Davide Pascutti centre son approche sur une année clé dans la carrière de Coppi, l’année 1949, où celui-ci parviendra à accomplir un exploit réputé impossible, remportant successivement le Giro et le Tour de France. Quelques autres personnages hauts en couleurs du cyclisme italien traversent le livre : Biagio Cavanna, le fameux masseur, qui sera l’un des premiers à repérer le talent du jeune Fausto, et Alfredo Binga, directeur technique de l’équipe nationale italienne, qui par sa sagesse savait faire jaillir le meilleur de chaque coureur.
Plongeant dans la geste et les pensées de Coppi, la bande dessinée révèle l’homme derrière le champion, montrant ses qualités comme ses contradictions – sa vulnérabilité, ses tiraillements entre sa carrière et sa famille - et nous fait revivre l’excitation de ces années légendaires.
L’album est complété d’un dossier documentaire comprenant des notes de l’auteur, une chronologie et les portraits des différents protagonistes de l’histoire.

Manolis
1922. A Smyrne, actuelle Iszmir, Manolis a toujours joué avec ses amis Ismet et Névra. Mais la grande histoire les rattrape. Alors qu’en France, les Poilus viennent de rentrer chez eux, la Première Guerre mondiale vit sa vingt-cinquième heure aux limites de l’Asie et de l’Europe.Un roman d’apprentissage, illuminé par la vitalité de son jeune héros.
A travers l’itinéraire du petit Manolis, chassé de son village de Vourla, dans la région de Smyrne (Izmir aujourd’hui), réfugié dans une famille d’accueil à Nauplie, retrouvant sa famille en Crète pour finalement émigrer en France, ce roman graphiq ue évoque l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire grecque du XXème siècle, connu sous le nom de « Grande catastrophe ».
Le conflit gréco-turc, qui fait suite à la première guerre mondiale, débouche à l’automne 1922 sur la défaite des troupes grecques face à l’armée conduite par Mustafa Kemal. Les conséquences humaines de cet événement – massacre et expulsion des populations chrétiennes d’Anatolie – vont faire basculer le destin du père d’Allain Glykos. Cette mémoire douloureuse est au coeur de ce roman graphique, qui montre les souffrances endurées par les populations sans jamais s’y appesantir. La personnalité de Manolis, petit garçon courageux, généreux, avide de connaissances et désireux de découvrir le monde, illumine le récit. Au fil du livre, il perdra peu à peu sa naïveté initiale, écoutant les conversations des adultes qui rendent compte de la complexité de la situation.
Une chronologie et une carte complètent le récit et donnent les repères historiques essentiels.

Iron ou la guerre d'après
Dans un pays de neige et de glace, les vainqueurs de la guerre civile ont fini par imposer leur ordre. Un petit groupe d'activistes tente de résister à l'oppression, et prépare un attentat. Cette première bande dessinée à l'atmosphère tendue, au graphisme saisissant, oscille entre espionnage et drame psychologique, et met en scène des personnages animalisés de manière particulièrement convaincante.

Le plus mauvais groupe du monde

Oublier Tian'anmen

Cachalot

Le Klondike

La Ronde : Une histoire en dix chapitres

Vanille ou chocolat ?

3 Grammes

Épisode 3

Conversations

On a perdu la guerre, mais pas la bataille

Le salon

Bookhunter
Bookhunter est un véritable polar, une enquête haletante, scientifiquement menée, qui a pour objet la traque d'un voleur et faussaire de livre ! Pour récupérer l'incunable dérobé, la fameuse police des bibliothèques ne recule devant rien et déploie des moyens impressionnants. Au fil des investigations de l'agent Bay et sa petite équipe, c'est toute la vie secrète d'une bibliothèque qui nous est révélée. De nombreuses scènes d'actions, dignes des meilleurs films du genre, ponctuent cet album original et drôle, on ne peut plus décalé. Cette savoureuse parodie est tirée d'un fait divers réel - même si Jason Shiga exagère légèrement, en imaginant un monde où le livre constituerait le bien le plus précieux

Nous n'irons pas voir Auschwitz

Miller & Pynchon

Agatha de Beyrouth

Sublife T.2

Le plus mauvais groupe du monde

Nos guerres

Daisy et violet en enfer !

Frances, Épisode 2

Misery Loves Comedy
Publié en 2007, Misery loves Comedy rassemble les trois premiers volumes de la série Schizo, augmentés de dessins de jeunesse et de contributions à divers périodiques, et enfin d´une série d´oeuvres en couleurs, plus proches du style graphique de Schizo 4, avec en particulier un hommage à Chris Ware. Brunetti se montre d´ailleurs capable de parodier à peu près tous les styles graphiques du dessin d´humour, du début du XXè siècle à nos jours. Dans chacun des numéros de Schizo, Brunetti met en scène ses obsessions philosophico-existentielles : si la forme évolue, les thématiques se répètent avec une récurrence volontairement désespérante : haine du monde et de soi même, absurdité de l´existence, horreur de la bêtise et de l´avidité des hommes, imposture de la civilisation et cruauté aveugle de la nature, dictature oppressante des instincts sexuels... Brunetti développe au fil des pages une variante personnelle du nihilisme, qui s´accompagne logiquement de fantasmes d´autodestruction et d´anéantissement global. Les digressions métaphysiques les plus échevelées côtoient en permanence les dessins les plus triviaux, les images violentes ou scatologiques : l´auteur utilise les vertus subversives de la farce pour mettre au jour l´imposture morale de nos sociétés « civilisées ». Famille, amour, travail, politique, culture : rien n´échappe à ce joyeux jeu de massacre, et surtout pas l´auteur lui-même. Fruit d´une dizaine d´années de création, Misery loves Comedy est un livre monstrueux, furieusement drôle et dérangeant, sans équivalent dans l´histoire de la bande dessinée américaine.

Sublife T.1

Le plus mauvais groupe du monde

Le plus mauvais groupe du monde

Les plans de la ville

Je me souviens : Beyrouth
À la manière du Je me souviens de Perec, Zeina Abirached évoque des scènes de son enfance et de son adolescence à Beyrouth, dans un Liban en guerre, jusqu’à son départ pour Paris en 2006. Si, dans cette mosaïque de souvenirs, la mémoire est marquée par la peur constante, les privations et la dureté de la vie, elle est aussi celle des moments heureux où l’on arrive à oublier la guerre. Par un constant décalage du regard vers ce qui permet de continuer à vivre, Zeina Abirached mêle au récit des difficultés du quotidien celui des jeux de l’enfance, évoquant avec humour la cueillette d’éclats d’obus par son petit frère, ou le sadisme d’un coiffeur qui l’amocha durant toute son adolescence. On retrouve dans Je me souviens la tension, caractéristique de l’œuvre de Zeina Abirached, entre un dehors hostile où la guerre fait rage et l’espace familier d’une intimité protectrice. Ce quatrième opus est sans doute celui qui s’ouvre le plus vers le monde extérieur, la distance et l’humour créant de salutaires espaces de liberté.

Fleep

Frances, Épisode 1

Halmé

Bookhunter

Lorsque je picole un peu trop...

Lorsque je suis amoureuse...

Mourir, Partir, Revenir. Le Jeu des hirondelles
« En avril dernier, sur le site de l’INA, qui venait de mettre ses archives en ligne, je suis tombée sur un reportage sur Beyrouth en 1984. Les journalistes interviewaient les habitants d’une rue située sur la ligne de démarcation. Bloquée à cause des bombardements dans l’entrée de son appartement – l’entrée était souvent la pièce la plus sûre car la moins exposée –, une femme au regard angoissé dit une phrase qui m’a donné la chair de poule. Cette femme, c’était ma grand-mère. J’étais à Paris et tout d’un coup, sur l’écran de mon ordinateur, ma grand-mère faisait irruption et m’offrait un bout de notre mémoire. Ça m’a bouleversée, je me suis dit que c’était peut-être le moment d’écrire enfin le récit qui me travaillait depuis un moment déjà.
“Je pense, qu’on est quand même, peut-être, plus ou moins, en sécurité ici”
C’est la phrase qu’a dit ma grand-mère en 1984.
C’est une phrase qui s’interroge sur la notion d’espace et de territorialité.
C’est une phrase qui résume la raison pour laquelle beaucoup d’habitants sont restés « chez eux » malgré le danger.
C’est aussi la première phrase mon futur album.
Nous sommes à Beyrouth, dans les années 80, au 38 de la rue Youssef Semaani, et plus précisément, dans l’entrée de l’appartement du premier étage.
Comme c’est la pièce la plus sûre de la maison – et donc de l’immeuble, puisque l’appartement est au premier étage – tous les voisins sont là aussi.
Dans cette entrée il y a l’histoire de chacun des personnages, l’histoire qu’ils ont en commun, celle du microcosme qu’ils forment et l’histoire de la moitié de ville que Beyrouth était devenue.
Dans cette entrée, il y a aussi une tenture.
Dans cet intérieur exigu où elle est présente d’abord en toile de fond, elle matérialise petit à petit la guerre qui fait rage à l’extérieur.
Cette tenture est le fil conducteur de l’histoire que je raconte. » - Zeïna Abirached.

Mourir partir revenir, le jeu des hirondelles

Daisy et Violet siamese twins, T.1
![[Beyrouth] Catharsis](https://cdn.zoolemag.com/red/alb/239883/449750-1.jpeg)
[Beyrouth] Catharsis

