ZOO

Fossiles de Rêves (Février 2017)

couverture de l'album Fossiles de Rêves

Éditeur : Pika

Scénario : Satoshi KonDessin : Satoshi Kon

Collection : Graphic

Genres : Fantastique, Manga, Science-Fiction

Public : À partir de 16 ans

Prix : 22.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Pika Graphic publie un superbe recueil d'histoires courtes d'un des grands maîtres du manga, Satoshi Kon. Science-fiction, fantastique, comédie... cet auteur fut un touche-à-tout, dont l’œuvre garde une constante : un talent graphique au service de récits profondément touchants. Un monument du patrimoine à découvrir ou redécouvrir absolument.

C'est un beau cadeau que nous fait Pika Graphic avec ce recueil d'histoires courtes : une belle édition de plus de 400 pages, dans un grand format qui fait honneur aux dessins de Satoshi Kon. L'auteur est plus connu en France pour ses films d'animation (Millenium actress, Paprika...) qui datent des années 2000 et c'est un vrai plaisir de découvrir ses travaux plus anciens en tant que mangaka.

Assistant de Katsuhiro Otomo dans les années 80, on ressent l'influence de celui-ci dès la première histoire : un monde post-apocalyptique, des jeunes en rébellion contre un système injuste, des capacités surhumaines... Akira n'est pas loin. Une histoire tirée du livre Akira world est également présente, où la couleur est magnifiquement utilisée.

Et puis il y a ces visages aux traits ronds, extrêmement expressifs, qui rappellent également le trait du grand maître. Quel que soit le genre auquel Satoshi Kon s'attelle, il a le talent de concentrer ses récits sur l'humain, ses émotions et ses relations. Sa capacité à insuffler de la vie à ses personnages nous les rend profondément attachants et réalistes. La nostalgie d'un monde englouti, la peur de l'inconnu et du mystérieux qui font irruption, le courage d'un samouraï, la complicité d'une bande de lycéens...

Il y a beaucoup de poésie chez Satoshi Kon, un regard juste et plein d'humour pour ses contemporains, et surtout une bienveillance pour ses personnages. Bien obligé de les laisser reprendre leur vie, on repose ces instantanés avec, déjà, une petite pointe de nostalgie.

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