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Issaïas Silva

En théorie, il lui suffisait de traverser la frontière pour assurer sa survie...

Nom : Silva

Prénom : Issaïas

Yeux : Noirs

Cheveux : Noir

Signes distinctifs :
Des cheveux bouclés, un regard parlant et l'envie de s'en sortir...

Fâcheuses habitudes :

A l'inconscience mais pas l'insouciance de la jeunesse.
Possède une force de travail à toute épreuve.
Tente toujours de mettre à l'oeuvre son sens de la justice aigu.

Issaïas ou l'espoir déçu

Année 2000. Deux Brésiliens, Issaïas et son oncle, franchissent la frontière qui sépare le Surinam de la Guyane. Décidé à devenir chercheur d’or comme son oncle, le jeune Issaïas est loin de se douter que sa route le mène tout droit en Enfer.

Au mauvais endroit au mauvais moment…

Le plan était pourtant simple. Gagner le Surinam pour passer plus facilement la frontière française et ensuite rejoindre un chantier d’orpaillage clandestin tenu par des Brésiliens. Mais dans le Far West moderne qu’est la forêt amazonienne, les imprévus sont légions et souvent trop bien armés…

Les ennuis ont commencé à la première épicerie pour Issaïas. C’était sa seule escale avant de suivre son oncle dans la forêt vierge. Il leur fallait absolument des vivres, sinon ils ne se seraient pas aventurés dans ce magasin où une paire de mains coupées garde l’entrée. A la place de quelques kilos de riz, les deux Brésiliens ont pris, contraints et forcés, leur aller simple vers le camp d’orpailleurs clandestins tenus par un gang de Bonis.

Privé de papiers mais tout de même payé pour son labeur, Issaïas va apprendre les rudiments de l’extraction d’or sous la garde d’Hommes lourdement armés. Avec son oncle et d’autres clandestins venus du Brésil, il se retrouve à manier une lance à haute pression en pataugeant dans la boue qu’il crée. Jusqu’à l’épuisement, il érode les sols de la forêt pour permettre aux sables et aux graviers contenant de l’or d’être aspirés.

Courageux et robuste, Issaïas se fait vite à ce travail harassant et aux allers retours quotidiens entre le Surinam où il dort et la Guyane française où il creuse... Mais il voit bien que son oncle, qui cherche de l’or depuis bientôt 30 ans, ne tiendra pas longtemps à cette cadence même si ce dernier ne lui en souffle pas un mot. Il va donc falloir fuir à la première occasion…

Un instinct à toute épreuve

Même si Issaïas n’avait jamais mis les pieds en Guyane, il fait très vite preuve de jugeote et d’un sacré instinct de survie. Un qui-vive qu’il doit sûrement à l’histoire de son père, fauché par les balles de policiers brésiliens. S’il sait plier quand les armes des Bonis semblent prêtes à parler, il tente aussi de négocier à chaque fois que la situation s’y prête.

Même s’il ne demande pas grand-chose, à chaque fois qu’Issaïas négocie, il joue serré… Face à des gardes miliciens dirigés par le sanguinaire Simon Poïtié, la place de mécanicien qu’il essaie d’obtenir pour son oncle, tout comme le besoin d’être payé la même somme chaque semaine puisqu’il fournit le même travail sont des demandes qu’il devra avaler. Très vite, les Bonis lui montreront qui des clandestins brésiliens ou des Bonis armés jusqu’aux dents, ont le droit à la parole dans le campement. Pour espérer tenir le choc dans l’enfer vert, Issaïas prendra le large, rejoint par son oncle, avec dans les mains leurs papiers et 5 kilos d’or.

Piégé en Guyane

Issaïas le débrouillard et son oncle, fin connaisseur de la forêt amazonienne, pensent trouver leur salut dans la fuite. Mais on ne distance pas facilement des anciens guérilleros à qui on vient de voler 5 kilos d’or. Surtout lorsque ceux-ci ont des quads et la rancœur facile. Même en se sauvant dans la nuit noire, les deux Brésiliens n’arrivent pas à conserver leur avance. Au détour d’une clairière, ils sont rejoints par les Bonis.

Torturés, Issaias et son oncle tiennent bon et ne donnent pas l’endroit où ils ont caché l’or. Laissés pour morts, les deux Brésiliens se retrouvent seuls, blessés, au milieu de la jungle. Sans aide, ils sont condamnés à mourir dans d’atroces souffrances au milieu des bêtes sauvages…


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