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Moi, ce que j’aime, c’est les monstres sacré Fauve d’or !

Couverture de Moi, ce que j'aime, c'est les monstres

Déjà auréolée du Grand Prix de la critique BD, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres a raflé le Fauve d’or de ce festival d’Angoulême qui a vu aussi Rumiko Takashi couronnée du Grand Prix ! Retour sur le palmarès de cette 46e édition.

Les 400 pages du premier roman graphique d’Emil Ferris, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres ne donnent qu’un faible aperçu de la dantesque énergie qu’elles contiennent. L’autrice a bien fait de braver l’avis médical qui lui prédisait l’impossibilité de redessiner tous comme les 48 premiers refus d’éditeur pour livrer ce polar où toutes sortes de monstres croisent le chemin de Karen, qui se préfère en loup-garou qu’en femme. Avec son trait au stylo-bille, son récit qui entremêle grande Histoire et souffrances personnelles, lui fera déjà rafler 3 Eisner Awards avant de recevoir ce Fauve d’Or.

A ses côtés, l’œuvre chorale et colorée Les Rigoles de Brecht Evans décroche le Prix Spécial du Jury tandis que Dansker rafle le Prix de la Série. Alors que cette trilogie noire et intime tout en bichromie a permis à Halfdan Pisket d’être primé, le sautillant Ted, drôle de coco a permis à Emilie Gleason de recevoir le Prix Révélation. son héros, Ted, inspiré par son frère, a le syndrome d’Asperger et s’il vit une vie bien remplie, le moindre changement l’embarque dans une aventure terrible. Quant à eux, Les travaux d’Hercule publiés par Gustave Doré lorsqu’il avait 15 ans et réédités par les éditions 2024 ont reçu le Prix Patrimoine alors que le premier tome de Ville Vermine réceptionne le Fauve polar SNCF.

Autoportrait de Rumiko Takahashi

Autoportrait de Rumiko Takahashi

Auréolé de Prix Jeunesse, Le Prince et la couturière met en scène un jeune héritier qui a trouvé une couturière (et confidente) capable de lui confectionner des robes dont il se pare chaque nuit pour devenir Lady Crystallia... Une différence difficile à assumer à la Cour qui rappelle un peu le pouvoir de Ranma, qui change de genre à chaque fois qu’il est en contact avec l’eau. Ce héros de Ranma ½ est l’une des nombreuses créations de Rumiko Takahashi, élue par ses pairs pour être le Grand Prix de cette édition. L’autrice de Maison Ikkoku, alias Juliette je t’aime dans sa version animée devrait donc présider le festival l'année prochaine !

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