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LA PHILOSOPHIE, QUEL BONHEUR !

Tout va trop vite ! Et si on s’arrêtait pour réfléchir à ce qui nous rend heureux ? Avec Lendemain de cuite avec Lucrèce et le second tome de Philocomix, vous trouverez peut-être le chemin du bonheur.

« La philosophie est une discipline qui m’intéresse, mais qui me fait aussi flipper ! » Si vous êtes dans le même cas que Denys Moreau, engouffrez-vous sans crainte dans son nouveau livre. Ce jeune auteur propose de s’approcher d’un texte sans le sacraliser. Après Spinoza, un kif compliqué, voici Lendemain de cuite avec Lucrèce. Tout commence au réveil du narrateur, qui trouve dans son lit l’ouvrage du poète philosophe Lucrèce : De Rerum Natura. Comment est-il arrivé là? Telle est la question. Il faut dire que la veille, la soirée chez ses amis a été arrosée…

Affublé d’un mal de crâne et d’un radiateur en panne, le voilà qui cogite sur des hypothèses pouvant expliquer ce mystère. Par chance, Lucrèce en personne vient l’aider à traverser les six étapes qui le conduiront à la compréhension. Auparavant, notre malheureux frigorifié connaîtra la confusion, la douleur ou encore l’émerveillement béat. Lucrèce, qui prend parfois des petits pois pour des atomes, décortique le monde en traduisant en poèmes la pensée de son modèle grec Épicure. En résumé : « Si on est curieux du monde, on a plus de chances de trouver le bonheur » souffle Denys Moreau, dont le trait épuré laisse de la place à l’imagination du lecteur.

La voix de la raison

Votre curiosité vous amènera alors à ouvrir Philocomix. Aristote, Hobbes, Montesquieu, Sartre ou encore Spinoza s’invitent dans le tome 2. Jean-Philippe Thivet et Jérôme Vermer (au scénario) et Anne-Lise Combeaud (au dessin) approfondissent la notion de bonheur en s’intéressant au vivre-ensemble.

Comment tendre vers le bonheur d’un point de vue collectif ? Une dizaine de philosophes sont réunis… et aucun ne met tout le monde d’accord ! Mais justement, l’ambition de cet ouvrage de vulgarisation non dénué d’humour est « d’amener le lecteur à s’interroger et peut-être à mieux se comprendre : quel est le chemin qu’il entrevoit pour se rapprocher un peu plus du bonheur ? » Si l’on en croit Spinoza, « la voie du bien et du mal est au fond de nous-mêmes. » Suivons donc notre raison, et soyons heureux ensemble !


Article publié dans le Magazine ZOO N°76, Mars-Avril 2020

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