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Timo L'aventurier: une invitation à laisser grandir les enfants

Déjà récompensés par le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public en 2019, Jonathan Garnier et Yohan Sacré exposent sur leur diptyque Timo l’Aventurier pour cette édition 2020 de bd BOUM. Retour sur une histoire qui ne craint pas de jouer avec les méchants garçons.


Timo L'Aventurier constituait le deuxième album complet pour Yohan Sacré

Un jeune garçon trop instruit part à la découverte du monde contre l’avis de ses parents pour vivre des aventures. C’est le point de départ de Timo l’Aventurier. Une histoire en deux tomes, riche de bien plus de sujets. Jonathan Garnier, par ailleurs scénariste de Bergères guerrières chez Glénat, offre un nouveau récit de fantasy jeunesse. C’est d’abord une invitation à ce que les parents laissent grandir leurs enfants et leur permettent de faire leurs propres expériences.

Timo ne demande pas plus et il n’hésitera pas à prendre la route contre l’avis des adultes. Pour faire ses propres expériences, confronter sa jeune compréhension du monde à la réalité de la vie. Le héros est un personnage naïf, c’est certain. Mais ce n’est jamais présenté comme un défaut.

UN ÉLOGE DE LA NAÏVETÉ

Au contraire, le scénariste associe même cette naïveté à une force de caractère qui autorise à faire confiance aux autres. Car bien entendu, Timo va être confronté à des difficultés. Sa perception des autres va lui jouer des tours. Sa confiance sera trahie, évidemment. Mais Garnier semble vouloir interpeller ses semblables, les inciter à comprendre les gens « méchants » et à leur tendre la main pour les amener à changer. Et ça, c’est tout sauf naïf, c’est faire preuve de grandeur d’âme.

Timo l’Aventurier constituait le deuxième album complet pour Yohan Sacré en solo. Il livre sur ces deux albums un dessin au style bien affirmé. Un trait souple, précis, mais vibrant d’émotion. Son style convient parfaitement à la nature du héros. On perçoit surtout une évolution dans sa performance. Le second volet semble plus ambitieux dans les intentions de dessin. Ses décors sont plus riches, plus audacieux, plus poussés.

LE SUCCÈS S’EXPOSE

La mise en couleur suit le même parcours. Elle, qui n’aura pas été pour rien dans le succès de la série et son prix blésois, s’affirme au fil des pages des deux albums. Le diptyque devait faire l'objet d'une exposition à Blois, dans le cadre du festival bd BOUM, qui est malheureusement annulé....

Article publié dans le Mag n°78 - Novembre - Décembre 2020

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