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Tanto Cuore : amours ancillaires

Se faire aimer par un personnel exclusivement composé de servantes dociles n’est pas évident. C’est pourtant c'est l’objectif de Tanto Cuore. Saurez-vous être le meilleur « maître de maison » ?

En italien, Tanto Cuore signifie « beaucoup de cœur ». C’est d’ailleurs la seule référence européenne qu’on pourra trouver dans ce jeu venu du Japon, tant par son auteur qu’au niveau des illustrations originales dont l’influence est plus portée vers le manga seijin.

Il s’agit donc d’une rivalité entre riches propriétaires de manoirs qui doivent recruter le meilleur personnel féminin et s’en faire aimer. Concrètement, cela se présente sous la forme d’un jeu de deck-building, c’est-à-dire que, au fur et à mesure de la partie, chaque joueur va constituer son propre deck de cartes à partir de la monnaie du jeu (« l’Amour »). Selon les caractéristiques des servantes qu’on embauche, les cartes vont apporter plus d’Amour, de Capacités de recrutement, de Pouvoirs du personnel (on parle d’un personnel hautement qua- lifié, pas de simples jolies filles à regarder) ou, bien entendu de points de Victoire.

Tanto Cuore, jeu de deck-building

Tanto Cuore, jeu de deck-building
©Arclight Games / Japanime Games

IL EST PLUS DUR DE TROUVER UN BON MAÎTRE QU’UNE BONNE SERVANTE

Mais attention aux attaques ! On est peut-être bourgeois, mais on n’en est pas moins fourbe. Il est donc possible d’envoyer vers les adversaires des cartes évènement de type « Maladie » ou – horreur – « Mauvaises habitudes », qui vont bloquer le personnel employé dans les Quartiers Privés. N’oublions pas que toute la mécanique d’un deck-building repose sur la capacité de faire se comboter les cartes entre elles : je joue une première servante qui me permet d’en jouer une seconde qui me donne une capacité de recrutement plus forte, etc. On arrive ainsi à se constituer un deck optimisé et très rentable en points de Victoire.

On ne va pas s’étendre sur le thème, il est évident qu’il est plus proche de la culture otaku que de l’égalité des sexes et qu’il faut y voir une forme de second degré un peu limite. D’ailleurs, si certaines postures se veulent parfois suggestives, les cartes s’avèrent nettement mois provocantes et sujettes à caution que Barbarossa, un autre deck-building paru chez le même éditeur qui avait fait couler beaucoup d’encre.

Alors soyez un bon patron, votre personnel ne pourra que vous en être reconnaissant.

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