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Exposition Jorge González à Bd BOUM 2022

Découvrez cette très belle exposition de Jorge González où il sera possible d’admirer des originaux de certains de ses albums, de Retour au Kosovo à Bandonéon, en passant par Maudit Allende !, ou encore Compendium édité chez iLatina, par Thomas Dassange.

En quelques mots, Thomas qui est Jorge GONZÀLEZ ?

Thomas Dassange : Jorge González est, à l’instar de nombreux grands artistes argentins, un dessinateur et auteur qui s’est pleinement réalisé à l’étranger... Il a en effet fallu qu’il quitte l’Argentine il y a près de 25 ans pour entamer sa carrière de dessinateur, d’illustrateur et d’auteur.

Il a débuté dans la bande dessinée en travaillant sur les scénarios d’un autre grand auteur argentin : Horacio Altuna.

Au début, son dessin était fortement inspiré par Mattotti, une influence qu’il a rapidement su digérer et s’approprier pour créer son propre style qui trouve sa voie lorsqu’il réalise sa première oeuvre en tant qu’auteur complet (scénario et dessins) : Bandonéon qui lui permet au passage de gagner un prix. Depuis, Jorge assoit avec chacune de ses oeuvres, aussi bien celles en collaboration (Maudit Allende, Retour à Sarajevo, La mécanique du fouet, Ex Machina) qu’avec celles qu’il crée (Chère Patagonie, La Flamme...), un style qui est unique.

Jorge Gonzàlez : Exposition Jorge González à Bd BOUM 2022

Exposition Jorge González
©Gonzalez / Ilatina, 2022

Comment décririez-vous le style de Jorge GONZÁLEZ ?

T. D. : Son style, bien que très plastique, est indissociable de sa narration. En cela, il est un véritable auteur de bande dessinée, pas juste un grand dessinateur qui fait parfois de la bande dessinée. On sent chez lui que le dessin prend toute sa force lorsqu’il porte la narration, grâce à sa mise en page. C’est à travers ses séquences, ses cadrages et son dessin (bien sûr) qu’il arrive à forger son style empreint de poésie et pose un regard sur le monde fait de curiosité et d’un peu de nostalgie aussi.

Sans se définir comme un artiste engagé, il ne rechigne pas à aborder des thématiques très politiques et à mettre les mains dans la boue de l’Histoire. Celles des grandes luttes comme de la petitesse quotidienne, celle des idéaux comme des trahisons (petites ou grandes). C’est certes quelque chose de très argentin et de très sud-américain... Mais Jorge le fait d’une manière unique et qui lui est propre.

Article publié dans le Mag ZOO N°89 Novembre-Décembre 2022

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