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Luciano, mafieu amoureux d'Agata

Auteur(s) :
Olivier Berlion

Agata T.1

Lucky Luciano, patron de la mafia en 1930, était un truand arriviste. Olivier Berlion l’a choisi comme héros de sa nouvelle série, Agata. Mais un mafieu peut aussi être un sentimental.

Olivier Berlion avait Agata en réserve. L’Art du crime, sa série avec Omeyer l’accaparait complétement. Le dernier tome bouclé, Berlion pouvait se lancer sur les traces sanglantes de Luciano et de la douce Agata : « Au départ, je voulais écrire un scénario sur les années 30, l’histoire d’une femme immigrée polonaise. J’ai eu l’idée de lui faire croiser la route de Luciano. » Le truand se glisse dans le récit. « Agata arrive aux États-Unis à cause d’un avortement passible de prison en Pologne. Elle rencontre Luciano sans que je sache, à ce moment, quel destin lui réserver. » avoue Berlion. Il aura le déclic : « Dans sa biographie, Luciano dit que s’il avait «réussi» dans les affaires, c’est qu’il ne s’était jamais laissé freiner par une relation amoureuse. Je me suis dit qu’il avait quand même rencontré au moins une femme à laquelle il aurait pu s’attacher.»

Extrait du tome 1 d'Agata

Extrait du tome 1 d'Agata

Avant d’en arriver à Luciano amoureux, Berlion reprend par le détail la montée en puissance du mafieu, dans ce premier tome d’une série qui en comportera quatre. Luciano est un second couteau intelligent. Il fait le ménage dans la mafia new-yorkaise.« Dans Agata, il est à mi-chemin du succès. Il travaille pour deux parrains à New York et se tire d’une balade mortelle, d’où le surnom de Lucky.»

Des truands respectables

Comment le parrain Luciano va-t-il croiser la route d’Agata ? « Par hasard. J’ai tenu à coller à la vérité historique. Luciano veut des truands respectables qui investissent dans des affaires saines, tout en conservant leurs moyens de pression illicites. Des cimenteries polonaises obtiennent le marché d’une digue et refusent de se laisser racketter. Comme Agata est polonaise... » La suite, on la découvre dans l’album aux fortes influences cinématographiques. Polar, passion, Agata c’est aussi un double destin croisé. À croire que la mafia a marqué Olivier Berlion, puisqu’il a aussi un nouveau projet dans la lignée d’Agata dont il ne fera que le dessin, sur fond de French Connection.

Extrait du tome 1 d'Agata

Extrait du tome 1 d'Agata

Autre actualité, le neuvième tome et dernier de sa série L’Art du Crime. On y découvre le dénouement d’une intrigue machiavélique basée sur des crimes qui ont les arts pour thème. « J’ai réécrit tout ce tome 9 avec Marc Omeyer. Il est lisible seul mais il vaut mieux avoir lu tous les albums pour en profiter pleinement.» Une série exigeante, qui a un peu perdu les lecteurs selon Berlion « par sa longueur ».

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