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Alerte à Néo Vertica : interview croisée d'Aurélie Wellenstein et Thomas Labourot

Autrice phare du catalogue Drakoo, Aurélie Wellenstein s’associe à Thomas Labourot pour nous entraîner dans les pas d’un trio de cyber-justiciers futuristes, affrontant un virus qui remue le cyberespace.

Couverture de Cybercats, T.1 - Les exorcistes du cyberespace, par Aurélie Wellenstein et Thomas Labourot

Couverture de Cybercats, T.1 - Les exorcistes du cyberespace, par Aurélie Wellenstein et Thomas Labourot

Quelle est l’idée initiale du projet ?

Aurélie Wellenstein : J’adore l’esthétique cyberpunk ; du coup, j’ai eu envie de mettre en scène un environnement très urbain, futuriste, où la technologie a infusé partout. Mais le cyberpunk, c’est aussi un genre qui oscille entre fascination et inquiétude face à la technologie. Il interroge la frontière entre l’humain et la machine. Avec Cybercats, nous nous emparons de ces thèmes avec sérieux, mais aussi avec humour et énergie.

Thomas Labourot : Les univers cyberpunks favorisent pas mal l’imaginaire. On peut vraiment y intégrer beaucoup d’éléments graphiques différents. Le mélange techno-nature de l’histoire m’a tout de suite inspiré.

Cybercats Wellenstein Labourot

Extrait de Cybercats, T.1 - Les exorcistes du cyberespace, par Aurélie Wellenstein et Thomas Labourot
© Bamboo/Drakoo, 2026

Le message de Kuro est davantage axé sur la vigilance, plutôt que sur la diabolisation de ce cyberespace.

A. W. : Oui, Cybercats montre à quel point ces espaces peuvent être beaux, créatifs et émancipateurs. Mais comme tout territoire puissant, ils exigent une forme de vigilance. Le propos n’est pas la peur, mais la lucidité.

T. L. : Il faut apprendre nous-mêmes à mettre des barrières.

Pourquoi ce choix des animaux anthropomorphes « augmentés » ?

A. W. : L’idée de départ était simple et joyeuse : trois amis chats anthropomorphes. Ensuite, il a fallu les inscrire dans un univers cyberpunk, d’où l’idée des animaux de compagnie augmentés. Dans le worldbuilding de notre histoire, des inventeurs voulaient créer des « super-compagnons », ultra-adaptés à la vie en ville. Sauf que, progressivement, ceux-ci sont devenus des créatures anthropomorphes. Le mouvement de libération des anthropomorphes a ensuite aboli les liens de maître à animal et le principe de possession.

Cybercats Wellenstein Labourot

Extrait de Cybercats, T.1 - Les exorcistes du cyberespace, par Aurélie Wellenstein et Thomas Labourot
© Bamboo/Drakoo, 2026

Les Cybercats, des héros résistants ?

A. W. : Ce sont des pirates urbains, des résistants du quotidien. Ils me font penser à des colibris : chacun agit à son échelle, mais toujours avec solidarité. Ils sont différents, complémentaires, et avancent ensemble. Trois super-chats qui font front commun face aux dérives de leur monde.

T. L. : Des résistants qui aiment l’aventure et sont remplis de rêves.

On sent, avec Mei et Azuki, qu’il pourrait y avoir d’autres questionnements, plus « écologiques », plus sociétaux. Des pistes qui vous intéressent pour la suite ?

A. W. : Oui, Mei notamment adopte des positions révolutionnaires dans le tome 2. Mais on a toujours envie de jouer avec l’hybridation surnaturelle, avec quelques frissons horrifiques… !

T. L. : Le tome 2 va explorer d’autres choses, plus étranges, mais en restant dans l’univers posé du premier !

Cybercats Wellenstein Labourot

Extrait de Cybercats, T.1 - Les exorcistes du cyberespace, par Aurélie Wellenstein et Thomas Labourot
© Bamboo/Drakoo, 2026

Propos recueillis par Frédéric Grivaud

Article publié dans ZOO Le Mag N°109 Mars-Avril 2026


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