Qu, artiste chinoise installée en Corée, observe le monde à hauteur de rue : un chien qui découvre un arroseur automatique, une mère qui s’attarde à l’ombre d’un arbre, un chat qui refuse de coopérer. Depuis 2019, elle capture ces instants dans des bandes dessinées muettes, aujourd’hui réunies dans Tranches de vie, publié en français par 404 Graphic le 8 octobre. Rencontre.
Tout a commencé en 2019, avec une anecdote impliquant votre mère, à l’ombre d’un arbre. Pourquoi ce moment précis a-t-il donné naissance à l’ensemble du projet ?
Qu : Vers mai 2019, j’ai réalisé, pendant un cours, un croquis rapide accompagné d’un court texte. C’est ce qui m’a donné l’idée de tenir un « journal illustré ». Tous les deux ou trois jours, je dessinais une scène de la vie quotidienne et j’écrivais une ou deux phrases en dessous – parfois pour expliquer pourquoi je l’avais dessinée, parfois pour ajouter quelques détails que j’avais remarqués.
Par exemple, j’ai dessiné une famille en promenade : le père tenait la main de la mère et de leur fille, tandis que cette dernière promenait le chien. Plusieurs forces tiraient ainsi dans des directions différentes, avec le père au centre de tout cela. À cet instant, il devait se sentir à la fois impuissant, amusé et heureux. À mesure que ces petits moments du quotidien s’accumulaient, j’étais de plus en plus convaincue qu’ils méritaient d’être partagés.

"Aveuglant", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
La conversation avec ma mère à l’ombre d’un arbre, en juin 2019, n’était qu’un moment ordinaire parmi tant d’autres, dans ces pages de mon journal. Mais peut-être que mes observations quotidiennes avaient alors atteint une masse critique et qu’elles avaient eu le temps de mûrir dans mon esprit. Elles ont finalement pris toute leur force à cet instant, à l’ombre de cet arbre, comme une petite voix qui me murmurait : pourquoi ne pas rassembler tous ces précieux instants pour en faire un livre ?
Vous expliquez avoir expérimenté plusieurs formats avant de choisir celui de la bande dessinée, à l’été 2019. Qu’aviez-vous essayé auparavant et pourquoi cela ne fonctionnait-il pas ?
Qu : Chaque œuvre possède sa propre forme d’expression, celle qui lui convient le plus naturellement. Parfois, lorsqu’on crée, on choisit d’abord un format avant de créer son contenu. D’autres fois, c’est le thème qui vient en premier et l’on cherche ensuite le support le plus adapté. Tranches de vie appartient à cette seconde catégorie.
Au fil de la création de mon « journal illustré », dont je viens de parler, j’ai réalisé, en août 2019, plusieurs courtes bandes dessinées dans lesquelles seuls les titres comportaient des mots, tandis que les cases étaient entièrement muettes. J’ai immédiatement compris que ce format correspondait particulièrement bien à ce que je souhaitais exprimer. J’ai donc poursuivi dans cette direction, histoire après histoire. Pour ce livre en particulier, je n’ai finalement pas beaucoup expérimenté sur le plan du format, même si j’explore différentes manières de dessiner.

"Chat trouillard", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
En revanche, en 2018, grâce au programme de mon école, j’avais eu l’occasion d’essayer de nombreuses disciplines : céramique, livres pop-up, automates, couture, gravure, bande dessinée et illustration. Parmi toutes ces pratiques, mes préférées sont restées l’illustration et la bande dessinée. Avec le recul, Tranches de vie me semble être une combinaison très naturelle des qualités de ces deux formes d’expression. Pour moi, ce choix allait donc de soi.
Le texte d’introduction a été écrit en 2020, puis retravaillé en 2025. Comment votre regard a-t-il évolué au cours de ces cinq années ?
Qu : Après avoir terminé Tranches de vie en 2020, j’ai créé sa suite, In and Out of Panels, entre 2022 et 2024. Pendant quelque temps après 2024, j’ai volontairement évité de créer de nouvelles œuvres dans le même format, car je ne voulais pas me répéter. Ce n’est qu’en 2025, lorsque je préparais l’édition anglaise de Tranches de vie, que j’ai réexaminé attentivement ces travaux et que j’ai soudain réussi à prendre du recul. J’ai compris que je n’avais aucune raison d’éviter délibérément les formes d’expression que je maîtrise le mieux.
Je reste quelqu’un qui aime observer la vie et je peux représenter le monde tel que je le vois à travers toutes sortes de formats, y compris ceux que j’ai développés pour Tranches de vie et In and Out of Panels.
Vous décrivez vos observations comme des « ingrédients » que vous « cuisinez » ensuite dans vos bandes dessinées. Concrètement, à quoi ressemble cette cuisine : carnets de croquis, souvenirs ou photographies prises sur le vif ?
Qu : J’utilise toutes ces méthodes. Les conversations avec mes amis me permettent également de récolter des « ingrédients » inattendus. Par exemple, l’une des bandes dessinées du livre raconte comment, au réveil, quelqu’un confond accidentellement sa mousse nettoyante pour le visage avec du dentifrice. Cette histoire m’a été inspirée par ma colocataire, qui m’avait raconté ce qui lui était arrivé le matin même.
Combien de temps s’écoule en moyenne entre le moment où vous observez quelque chose et la réalisation de la planche définitive ?
Qu : Cela varie énormément, il est donc difficile de donner une moyenne précise. Certaines scènes que j’observe pendant la journée peuvent être dessinées et terminées le jour même. D’autres idées ont besoin de beaucoup plus de temps pour mûrir. Mais si je ne peux pas dessiner immédiatement une idée, je prends au moins soin de la noter dans mon journal ou mon carnet de croquis, afin de pouvoir y revenir lorsque le moment me semblera venu.

"Ondes", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
Certains moments remontent manifestement à plusieurs années avant la publication. Comment décidez-vous de ce qui mérite d’être conservé et de ce qui restera une simple note, sans jamais être dessiné ?
Qu : Parfois, une saison particulière, une odeur ou même une chanson peuvent faire ressurgir de manière inattendue des souvenirs vieux de plusieurs années, que l’on croyait oubliés. Par exemple, lorsque je mange des bonbons pétillants, je me souviens de la façon dont, petite, j’imaginais ces bonbons exploser dans ma bouche. De même, l’odeur salée de l’eau de mer me rappelle un moment précis passé à explorer une plage, il y a des années. C’est pourquoi de nombreuses histoires de ce livre sont issues de souvenirs d’enfance.
Pendant la période de création de cet ouvrage, je travaillais généralement à un rythme hebdomadaire. Le dimanche et le lundi, je sélectionnais et dessinais sept ébauches qui me semblaient mériter d’être développées. Le mardi, je les imprimais pour les montrer à mon entourage : d’autres étudiants en illustration, des professeurs de cours optionnels, ma famille ou encore des amis rencontrés lors de conventions de bande dessinée. Je retenais ensuite les quatre ou cinq histoires qui avaient suscité les meilleures réactions, auxquelles j’ajoutais quelques histoires dont j’étais personnellement convaincue de l’intérêt. Je les retravaillais alors pour parvenir aux versions définitives.
Le livre s’est construit « été après été », sur plusieurs années. Aviez-vous un projet global dès le départ ou le recueil s’est-il dessiné progressivement ?
Qu : J’avais un projet global très clair dès le départ. Je pensais que, pour ce type de petites bandes dessinées muettes, il fallait en réunir suffisamment afin de présenter la vie que j’observais sous de multiples angles et dans toute sa diversité. Par ailleurs, plus le nombre d’histoires serait important, plus la force expressive de l’ensemble serait riche et puissante. Je me suis donc fixée dès le début l’objectif de réaliser cent bandes dessinées muettes. J’ai établi un plan général, en définissant par écrit les thèmes que je souhaitais aborder : souvenirs d’enfance, petits riens du quotidien ou encore quelques moments de rêverie.
En réalité, la création du livre s’est déroulée sur une période relativement courte et intense, entre juin 2019 et août 2020.

"« Au revoir les enfants »", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
Comment avez-vous organisé les scènes les unes par rapport aux autres : selon les saisons, les thèmes ou votre intuition ?
Qu : J’ai construit une structure générale suivant le cycle des saisons : été, automne, hiver et printemps.
En ce qui concerne les thèmes, je préférais qu’ils soient entremêlés et dispersés dans le livre. On retrouve ainsi des personnages récurrents, des animaux ou encore des petites séries d’histoires liées entre elles. Plutôt que de les classer mécaniquement par catégories, comme je l’avais envisagé dans mon plan initial, je les ai laissées s’entrecroiser naturellement à différents endroits du livre.
Pour relier deux bandes dessinées qui se suivent, je me suis principalement intéressée au rythme visuel des pages : par exemple, à la manière dont les compositions de deux pages en vis-à-vis pouvaient présenter une certaine symétrie, ou dont leurs couleurs pouvaient se répondre, à travers des nuances similaires ou, au contraire, des contrastes marqués.
Enfin, puisque le livre ne comporte pas de divisions explicites en chapitres, j’ai ajouté des pages de transition monochromes avant et après certaines histoires que je trouvais plus intenses ou pour lesquelles je souhaitais laisser aux lecteurs un peu d’espace pour respirer. J’espérais ainsi que ces espaces colorés les inviteraient à marquer une courte pause au fil de leur lecture.
Vos histoires sont entièrement muettes. Le silence est-il une nécessité pour vous ou une contrainte que vous vous êtes imposée ?
Qu : C’est une contrainte créative que je me suis volontairement imposée.
À mes yeux, le fait de s’appuyer uniquement sur les titres et les images pour transmettre aux lecteurs ce qui rend une scène intéressante et pourquoi elle mérite d’être racontée constitue une forme d’expression très proche de ce que j’ai moi-même ressenti lorsque j’ai découvert ces petites étincelles du quotidien. J’espérais que les lecteurs pourraient, eux aussi, éprouver ce sentiment que j’avais ressenti en découvrant ces instants lumineux.
Et, personnellement, créer sous la contrainte stimule davantage mon goût du défi et mon enthousiasme créatif.

"Bouquet de rupture", extrait de Tranches de vie de Qu © Tianran Qu.
L’absence de texte facilite-t-elle ou complique-t-elle la lecture pour un public qui ne partage ni votre langue ni votre culture ?
Qu : Je pense que, malgré nos différences linguistiques et culturelles, nos expériences de la vie quotidienne présentent de nombreux points communs. Il arrive même que l’on soit surpris de découvrir des proverbes ou des légendes parfaitement identiques, ou très similaires, dans des cultures pourtant différentes. Les images elles-mêmes peuvent transcender les barrières de la langue.
Même si je ne peux pas prédire la sensibilité de chaque lecteur, j’espère sincèrement que chacun pourra y trouver quelque chose qui résonne personnellement.
Avez-vous reçu des réactions de lecteurs qui vous ont particulièrement marquée ou surprise ?
Qu : Lorsqu’il arrête de pleuvoir est sans aucun doute l’histoire qui a suscité le plus de réactions de la part des lecteurs. Je me souviens qu’un jour, lors du salon d’illustration GAF de Shanghai, une étudiante m’a raconté que cette bande dessinée lui avait donné beaucoup de courage lors de son année de terminale, alors qu’elle préparait les examens d’entrée à l’université. Elle avait finalement réussi à intégrer l’université de ses rêves. J’ai également décliné cette illustration sous forme de cartes lenticulaires.
Un jour, lors du salon Small Publishers Table Bookfair, à Séoul, une cliente m’en a acheté quatre d’un seul coup. Elle m’a expliqué qu’elle conservait dans la coque de son téléphone une carte qu’elle m’avait achetée précédemment. Elle l’avait emportée avec elle lors d’un entretien d’embauche, à l’issue duquel elle avait obtenu le poste. Depuis, tout se passait très bien dans son travail. Elle était donc spécialement revenue pour en acheter plusieurs autres, afin de les offrir à ses amis comme des porte-bonheur.
Certaines de ces réactions m’ont profondément touchée, tandis que d’autres m’ont fait éclater de rire. Mais surtout, elles m’ont réservé de merveilleuses surprises : les interprétations et la force que chacun puisait dans mes bandes dessinées étaient encore plus riches que ce que j’y avais moi-même mis au moment de les dessiner.

"Dans la lumière", extrait de Tranches de vie de Qu © Tianran Qu.
Votre livre a pris naissance en Corée, a été publié aux États-Unis par Bulgilhan Press en 2025 et paraît aujourd’hui en France. Comment ce parcours a-t-il modifié, ou non, la manière dont vos histoires sont reçues d’un continent à l’autre ?
Qu : L’idée initiale de ce projet a germé alors que j’étudiais aux États-Unis, avant de prendre forme lors de cette conversation avec ma mère, en juin 2019. J’ai passé l’année suivante à créer aux États-Unis, puis le livre a été publié pour la première fois en Chine, en 2020. En 2025, avec l’aide de Bulgilhan Press, nous avons publié l’édition anglaise grâce à une campagne Kickstarter. Aujourd’hui, le livre arrive en France.
Pour être tout à fait franche, j’ai un peu peur de consulter les critiques des lecteurs des différents continents. Ma personnalité est facilement influencée par le regard des autres. Lorsque j’étais petite, je pleurais si quelqu’un disait du mal de moi. À l’inverse, lorsqu’on me faisait des compliments, je m’enthousiasmais très facilement et j’avais envie de faire encore mieux pour rendre les gens heureux. Si j’accorde trop d’importance à ce que pensent les autres, je peux facilement perdre le contrôle de mes émotions. J’estime qu’à partir du moment où une œuvre est terminée, ma mission est accomplie. Le droit de l’interpréter doit ensuite appartenir entièrement aux lecteurs.
Bien entendu, lors des salons artistiques et des autres événements auxquels je participe en personne, je reçois souvent des retours positifs directement de la part des lecteurs. Cela me procure une joie immense et me donne envie de continuer à créer. Les messages que je reçois de lecteurs étrangers sur Instagram sont également, pour la plupart, très bienveillants. Mais cela tient peut-être aussi au fait que seules les personnes qui apprécient mon travail prennent spontanément la peine de m’envoyer des messages privés ou de m’identifier dans leurs stories. Globalement, je reste donc entourée de retours positifs. C’est aussi une forme de protection que j’ai consciemment choisie.
Pour moi, me concentrer sur mon travail et consacrer toute mon énergie à ma prochaine création est peut-être la meilleure façon de répondre à tous les lecteurs qui apprécient ce que je fais.
Selon vous, en quoi la matérialité du livre, la texture du papier et le toucher de la couverture renforcent-ils le propos de votre recueil ?
Qu : Le contact physique avec un livre imprimé et les sensations qu’il procure sont extrêmement importants. Chaque détail de sa conception amplifie et prolonge subtilement le message que l’œuvre cherche à transmettre. J’ai toujours été profondément fascinée par la conception et la reliure des livres : le toucher et la texture du papier, la manière de restituer au mieux la saturation des couleurs RVB lors de l’impression, le choix entre des couleurs Pantone ou des encres fluorescentes, etc.

"Ça balance", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
Chaque fois que je me rends dans un salon de livres d’art, j’évalue mentalement tous les ouvrages que je découvre. Lorsque je tombe sur un livre remarquable, dont la conception graphique et le contenu sont en parfaite harmonie, je l’achète systématiquement. Non seulement parce que j’aime le travail de son créateur et que je souhaite le soutenir, mais aussi pour m’en servir comme référence dans mes propres créations.
Étant quelqu’un d’assez exigeant sur les détails, j’aspire naturellement à faire encore mieux lorsqu’il s’agit de mon propre travail. Mais, pour moi, faire mieux ne signifie pas rechercher des techniques spéciales, excessivement complexes ou superflues. Il s’agit plutôt de déterminer si les matériaux et le langage graphique du livre correspondent véritablement aux images et aux émotions qu’il véhicule.
Continuez-vous aujourd’hui à collectionner ces petits instants ou ce livre marque-t-il la fin d’un cycle ?
Qu : Oui, je continue à recueillir ces moments en permanence. Je les consigne régulièrement dans mes carnets, mes cahiers de croquis et l’album photo de mon téléphone. Certains ont été développés dans la suite du livre, In and Out of Panels, tandis que d’autres se retrouvent disséminés dans mes bandes dessinées, mes illustrations et une nouvelle série intitulée Qu’s Observations.
Noter ces observations amusantes de la vie quotidienne est depuis longtemps devenu une habitude pour moi. Je pense que « documenter la vie quotidienne » restera probablement un thème que je dessinerai toute ma vie.
Pour votre deuxième recueil, avez-vous repris la même méthode ou adopté une approche différente ?
Qu : Le deuxième recueil, In and Out of Panels a été publié en Chine en 2024. Sur le plan du format et de l’expression des émotions, il reste assez proche de Tranches de vie, mais j’ai modifié mon approche créative. J’ai utilisé un site Internet générant des mots aléatoires pour déterminer le titre ou le thème de chaque histoire. Cela m’a permis de faire émerger de nouveaux sujets et d’explorer différentes idées d’expression.

Tranches de vie de Qu, chez 404 Graphic
Illustrations commentées
"En passant"

"En passant", extrait de Tranches de vie © Tianran Qu.
Qu : Il y avait un grand pont sur le chemin que j’empruntais pour aller de mon appartement à l’école. Voir des enfants faire glisser des brindilles sur les feuilles et des passants les frôler m’a rappelé que des gestes comme tendre la main pour toucher des feuilles, jouer avec du sable ou plonger les mains dans un pot de riz ne sont que de simples instincts que nous avons toujours eus.
"Le chant de la mer"

"Le chant de la mer", extrait de Tranches de vie de Qu © Tianran Qu.
Qu : On entend vraiment le bruit de l'océan à l'intérieur d'un coquillage. Ayant grandi dans une ville côtière, le simple fait de tomber sur un coquillage me rappelle les moments où, enfant, j'écoutais le bruit des coquillages.
"Papier peint saisonnier"

"Papier peint saisonnier", extrait de Tranches de vie © Tianran Qu.
Qu : À l'époque où j'étudiais à Baltimore, j'allais à la bibliothèque tous les mercredis et j'ai remarqué un jour que les ombres des arbres en été avaient changé depuis leur floraison, quelques jours auparavant. C'est ainsi qu'est née cette bande dessinée, qui montre les quatre saisons à travers le regard de l'ombre d'un arbre.
"À la lueur des étoiles"

"À la lueur des étoiles", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
Qu : Qui n'a jamais rêvé, lors d'une nuit d'été un peu plus fraîche, de cueillir une étoile pour éclairer le livre qu'il tient entre ses mains ? Pour moi, c'est ça le charme de l'été, et c'est l'un de mes petits rêves.
"Un autre chat trouillard"

"Un autre chat trouillard", extrait de Tranche de vie de Qu © Tianran Qu.
Qu : Inspiré d'une histoire vraie mettant en scène un chat. D'ailleurs, ce chat apparaît à plusieurs reprises tout au long de ce livre, et à chaque fois ou presque, il est pris de court.
Article publié dans ZOO Le Mag N°112 Novembre-Décembre 2026
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