ZOO

Mary Jane (Février 2020)

couverture de l'album Mary Jane

Éditeur : Futuropolis

Scénario : Frank Le GallDessin : Damien Cuvillier

Genres : Historique, Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 18.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 3.5

Scénario

3.0

Dessin

4.0

Fin du XIXe siècle. Une explosion dans la mine de charbon sera fatale au mari de Mary Jane. Plus rien ne retient la jeune femme dans ce coin perdu gallois. Elle prend la route pour Londres où elle espère trouver une vie meilleure. Après avoir abandonné cette histoire qu’il a tenté de mener à son terme durant trois décennies, Frank Le Gall a trouvé en Damien Cuvillier le partenaire idéal pour redonner vie à son projet.

Son périple à peine entamé, Mary Jane voit sa valise contenant ses maigres effets disparaître dans un cours d’eau. Puis elle va rencontrer un groupe de romanis en butte à l’hostilité de la population locale avant de tomber dans les pattes de Peter White, un jeune trafiquant qui va la pousser dans les griffes de Mistress Kate, une vieille maquerelle dirigeant une infâme maison de passe dans le quartier de Soho. Prise dans un engrenage fatal, Mary Jane ne cessera de déchoir jusqu’au soir où elle croisera le chemin de Jack l’éventreur...

Cette plongée dans la misère et le dénuement rappelle évidemment les écrits de Charles Dickens, témoin direct de l’époque victorienne, que Gustave Doré illustra avec un réalisme pointilleux d’une rare puissance. Frank Le Gall suit le parcours de son personnage en procédant à quelques ellipses qui ne favorisent pas vraiment une profonde empathie pour Mary Jane. Pour émouvoir complètement le lecteur avec cette triste destinée, peut-être aurait-il fallu développer le récit sur un nombre de pages plus conséquent ?

Cependant, le point fort de Mary Jane s’avère être l’accent mis sur l’ambiance sociale de cette période, réussite à laquelle contribue évidement le dessin en couleur directe de Damien Cuvillier, en parfaite harmonie avec le ton du récit. Qu’il illustre la campagne galloise ou les ruelles sombres de Londres, on y croit, on y est. Après Eldorado, Damien Cuvillier continue de nous bluffer par son talent.

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