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Le Château de mon père : Versailles ressuscité (Décembre 2019)

couverture de l'album Le Château de mon père : Versailles ressuscité

Éditeur : La Boîte à Bulles

Scénario : Maïté Labat, Jean-Baptiste VéberDessin : Stéphane Lemardelé, Alexis Vitrebert

Genres : Historique, Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 24.00€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.0

Scénario

4.0

Dessin

3.5

Aujourd’hui attraction touristique incontournable du paysage français, le château de Versailles n’a pas toujours eu le privilège d’une telle renommée. Il doit son aura actuelle à un homme, Pierre de Nolhac, qui s’est battu sa vie durant pour lui redonner sa place dans l’histoire. Les destins de cet homme et de ce lieu sont mis en lumière par cet album graphique rédigé à huit mains en partenariat avec le Château de Versailles, à l’occasion de la grande exposition «Versailles Revival, 1867-1937 ».

Inspirée des mémoires de Pierre de Nolhac, publiés en 1937 après sa mort, cette bande dessinée, qui adopte le point de vue de son fils Henri de Nolhac, nous fait partager la vie de cet homme qui passa sa vie professionnelle au service du château, quitte à en oublier parfois sa vie personnelle. On y lit ses doutes, ses échecs, ses réussites, ses ambitions.

Maïté Labat et Jean-Baptiste Véber ont fourni un impressionnant travail de recherches : coupures de presse, archives du château et celle de la famille de Nolhac, rencontres avec les descendants de Pierre. Grâce à cette enquête minutieuse, ils ont réussi à redonner vie à cet attaché de conservation, à celle de ses contemporains mais surtout à ce lieu d’exception alors au bord de l’oubli.

Alexis Vitrebert offre lui aussi un travail graphique extrêmement travaillé et bien documenté. L’illustrateur s’est appuyé sur de nombreuses sources iconographiques de l’époque pour réaliser ses lavis tout en noir et blanc. Avec Stéphane Lemardelé au storyboard, cet album nous entraîne dans une visite du château, intime et surprenante, dans de magnifiques illustrations d’une grande maîtrise. Seuls le noir et blanc de l’album peuvent parfois donner une note un peu sombre et pesante au récit qui se lit d’une traite.

Le château de mon père nous montre ce monument comme on ne le connaissait pas et nous donne envie de le (re)découvrir avec un regard nouveau.

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