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Cache-cache mortel à Bréhat (Avril 2022)

couverture de l'album Cache-cache mortel à Bréhat

Éditeur : Vents d'Ouest

Scénario : Nicoby, Patrick Weber

Genres : Polar / Thriller

Prix : 18.50€

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Nicoby et Patrick Weber ancrent un nouveau polar sur une île bretonne

Note ZOO 2.5

Scénario

2.0

Dessin

3.0

Après trois premiers titres au cœur desquels Patrick Weber et Nicoby ont ancré un polar sur une île bretonne, les voilà de retour dans Cache-cache mortel à Bréhat. Si le dessin de Nicoby apporte toujours la profondeur nécessaire à une histoire locale à laquelle on prête une dimension nationale, l’histoire un brin tirée par les cheveux peine vraiment à convaincre.

Luigi, restaurateur italien, son épouse et leur fils décident de s’accorder un peu de repos sur l’Île de Bréhat, dans les Côtes-d’Armor. Les pieds tout juste posés sur cet écrin du nord de la Bretagne, leur fiston découvre le cadavre d’un homme, flottant dans la piscine de leur voisin, le riche M. Lannoy. Au fil d’une enquête menée par une commissaire du continent, accompagnée d’un policier municipal local, le secret va finir par être percé.

Il y eut d’abord Ouessantines, une BD au scénario convaincant. Puis Belle-Île-en-Père, toujours intéressante. Mais à partir de Sang de Sein, et c’est de nouveau le cas avec ce quatrième titre, la faiblesse du récit et des rebondissements cousus de fil blanc peinent vraiment à rendre cette BD attrayante. La lecture en est entravée par un manque de véritables ressorts scénaristiques et c’est fort dommage, tant l’idée de départ pouvait laisser entrevoir un final de qualité.

Cache-cache mortel à Bréhat

Cache-cache mortel à Bréhat
© Glénat, 2022

Pas de déception, par contre, du côté du coup de crayon de Nicoby, qui a su remporter l’adhésion des lecteurs au fil du temps. Dans ses quatre Saisons, où le dessinateur partageait son quotidien durant la pandémie de Covid-19, on retrouve justement tout ce qui fait l’ADN de son dessin : un grand sens du rythme, de l’expression dans les émotions des personnages et une facette aussi authentique que la Bretagne à travers des caractères bien trempés.

Malheureusement, d’aussi grande qualité graphique que puisse être une BD, ça ne suffit pas toujours à masquer la faiblesse d’un récit en demi-teinte, et c’est bien dommage. C’est, peut-être, le signal qu’il faut désormais laisser les îles bretonnes en paix sous peine de tomber dans l’écueil d’un polar régional sans grand intérêt.

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