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Je, François Villon - T2 : Bienvenue parmi les ignobles (Septembre 2014)

couverture de l'album Bienvenue parmi les ignobles

Série : Je, François VillonTome : 2/3Éditeur : Delcourt

Scénario : Luigi Critone, Jean TeuléDessin : Luigi Critone

Collection : Histoire et Histoires

Genres : Historique, Récit de vie

Public : À partir de 16 ans

Prix : 14.95€

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La critique ZOO

Note ZOO 4.5

Scénario

5.0

Dessin

4.0

Si le premier volet de Je, François Villon avait déjà de quoi choquer les âmes sensibles, le deuxième porte bien son sous-titre Bienvenue chez les ignobles. En effet, au contact de Colin de Cayeux et des Coquillards, François Villon va franchir un pas décisif dans l’ignominie. Luigi Critone parvient cependant avec son talent graphique singulier à préserver une certaine pudeur dans la description des exactions abjectes du poète et son escalade dans l’horreur.

Pour être accepté dans le clan des Coquillards, il est prêt à voler, à tuer et même sacrifier celle qu’il aime, en l’offrant en pâture à ses futurs et hideux associés. Après une série de méfaits, François Villon doit quitter Paris pour se fondre en province en attendant une grâce royale. Ce sera aussi l’occasion de passer à des activités plus louables et de poursuivre plus assidument son activité de poète qui forgera sa renommée.

Luigi Critone nous fait découvrir le personnage dans ses moments de création poétique, ses confrontations avec les puissants, en citant de larges extraits de ses écrits. Si le lecteur n’a pas forcément la même propension à pardonner Villon que le chanoine Guillaume, son tuteur, force est de constater que la cruauté du contexte de l’époque n’est pas étrangère à la dérive de sa pupille.

Avec Le Monstespan illustré par Philippe Bertrand, Charly 9 par Richard Guérineau, cette adaptation de Critone est une nouvelle réussite qui fait honneur aux romans de Jean Teulé. Ne lésinant ni sur le nombre de planches, ni sur une unité graphique exigeante qui ne faiblit à aucun moment, le troisième et dernier tome est attendu avec sérénité.

Alors qu’il se publie de plus en plus d’albums crobardés à la hâte et lorsqu’on entend que les conditions de rétribution des auteurs ne cessent de se dégrader, on ne peut que tirer son chapeau à l’artiste Luigi Critone.

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