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Bécassine (Béja) - T2 : Bécassine - Baby-sitter

couverture de l'album Bécassine - Baby-sitter

Série : Bécassine (Béja)Tome : 2/2Éditeur : Gautier-Languereau

Scénario : CorbeyranDessin : Béja

Genres : Aventure

Public : Tout public

Prix : 13.95€

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La critique Zoo

Note Zoo 4.0

Scénario

4.0

Dessin

4.0

Bécassine c’est la cousine de Chantal Goya mais aussi un des plus anciens personnages de la BD franco-belge. Dans une nouvelle série d’aventures, Corbeyran et Béja lui donnent un souffle moderne tout en gardant sa fraîcheur originale. Un pari réussi !

Qu’est-ce que Bécassine ne ferait pas pour Loulotte ? Une fois elle a déjà traversé l’Atlantique pour garder Oscar, le fils de sa protégée, alors en tournage à Hollywood. Il faut dire qu’entre le garçon et sa nounou, un lien fort s’est tissé à mesure qu’il grandissait. À tel point qu’il adore séjourner à Clocher-les-Bécasses, dont il explore chaque parcelle avec énergie et enthousiasme. Mais ces instants d’insouciance sont fragiles, surtout quand Marie Quillouch, la cousine de Bécassine, débarque. Cette dernière a de la méchanceté à revendre, tout comme la petite Charlotte, qu’elle confie à Bécassine.


De quoi apporter des nouveaux ennuis à la célèbre Bretonne imaginée par Joseph Pinchon. Avec Bécassine Baby-sitter, les chamailleries entre garnements et les rancœurs familiales éprouvent l’héroïne, au point de menacer son lien avec Loulotte et sa famille. Heureusement, une justice existe en ce bas monde pour restaurer la bonté et la loyauté naturelles de la provinciale. Des qualités que la plume de Corbeyran magnifie dans une scénarisation aussi drôle que touchante.

Un vent de modernité souffle sur l’écriture, comme le dessin. Le talent de Béja concilie la patte historique de Bécassine tout en s’adaptant à son nouveau lectorat. La palette est plus riche mais conserve les principales teintes des anciennes planches. Les personnages ont des allures d’Image d’Epinal tout en gagnant en mouvement et expressivité. Le découpage quant à lui, continue d’assouplir les cases de la bande dessinée.

Tout cela pour laisser l’héroïne s’aventurer dans des situations incongrues, qui on l’espère, seront nombreuses dans les prochains tomes.

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Commentaires et critiques (1)

Quel dommage de voir un dessinateur aussi surdoué que Béja se livrer à des reprises telles Bécassine ou Le club des cinq. Il nous avait enchantés dans les pages de (À suivre) avec Les griffes du hasard et son chef-d'oeuvre Nolimé Tangéré, magnifique. Puis en 2005 il démarrait un triptyque très prometteur avec Fantic, suivi en 2008 par le deuxième tome, Nashua aux éditions Emmanuel Proust qui ne publia jamais le dernier tome, nous laissant définitivement sur notre faim. Deux très beaux albums dans un format carré sous emboîtage. Existerait-il un éditeur assez courageux pour relancer cette histoire et donner ainsi l'occasion à ce virtuose de la ligne claire de laisser briller son talent de façon plus personnelle que de devoir se contenter d'illustrer des séries aussi datées ? Avec Nataël, son père, depuis Les compagnons du rêve, ils formaient tous deux un tandem d'une grande originalité.

Posté le 13/03/2019 à 19h14