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Les Contes macabres - T2 (Novembre 2018)

couverture de l'album

Série : Les Contes macabresTome : 2/2Éditeur : Soleil

Scénario : Edgar Allan PoeDessin : Benjamin LacombeColoriste : Benjamin Lacombe

Collection : Métamorphose

Genres : Fantastique

Public : Tout public

Prix : 29.95€

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La critique ZOO Le Mag

Note ZOO Le Mag 5.0

Scénario

5.0

Dessin

5.0

Benjamin Lacombe, illustrateur dont la patte est immédiatement reconnaissable aux yeux ronds et profonds de ses personnages complexes, donne une nouvelle fois corps à un texte culte : le deuxième volet des Contes macabres d’Edgar Allan Poe. Son dessin sublime le texte ciselé de l’auteur américain. Autant que l’excellente traduction signée... Charles Baudelaire.

Metzengerstein et Eleonara, ça vous parle ? Le joueur d’échecs de Maelzel, le Roi Peste, la petite discussion avec une momie ou encore le manuscrit ouvert dans une bouteille, peut-être plus ? Oui, ce sont bien du deuxième volume des Contes macabres du fameux Edgar Allan Poe dont ils proviennent. L’illustrateur Benjamin Lacombe les ajoute au tableau de chasse des grandes œuvres auxquelles il a donné un corps incroyable : Frida (Kahlo), Alice (au pays des merveilles et de l’autre côté du miroir), Marie-Antoinette, Carmen (de Prosper Mérimée) et d’autres encore.

Les textes de Poe sont comme autant de bijoux d’un orfèvre pointu. Et personne mieux que Baudelaire ne pourrait mieux traduire et décrire ces atmosphères à la fois terriblement inquiétantes, diablement drôles et incroyablement décalées.

Le trait de Lacombe, c’est d’abord ces yeux ronds et visages ronds. Des morphologies réappropriées avec lesquelles il exprime ce qu’il ressent face au texte d’origine. Ces yeux, leurs expressions mettent tantôt mal à l’aise, tantôt dans une connivence extrême. De celles qui poussent un lecteur à s’approprier une œuvre, comme Curiosities.

« Quelque chose de profond et de miroitant comme le rêve, de mystérieux et de parfait comme un cristal ! Un vaste génie, profond comme le ciel et l’enfer ! » Si les quatrièmes de couvertures de nos livres contemporains pouvaient s’inspirer de ces deux phrases de Baudelaire sur l’œuvre de Poe... Une mise en scène sobre et macabre, pour (re)découvrir un écrivain à part. Dont on ne se lasse pas.

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