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1 série, 8 reboots : de la science-fiction façon pulp

Date : 26/01/2017

Un univers barré mais cohérent

Et comment maintient-on la cohérence à flot dans ce vaisseau ?

Lewis : Parfois la cohérence se fait d’elle-même : quand Bertail a créé des personnages hyper bizarres, tout le monde a suivi et mis moins d’humanoïdes à bord du vaisseau. Et quand De Felici, qui est le premier à avoir terminé son tome, avait mis la barre très haut, tout le monde a voulu s’aligner !

Extrait de Retour vers le Füher

Extrait de Retour vers le Füher


Sur le récit, j’ai servi à dire pointer certaines choses : ça c’est pas possible, on l’a déjà vu dans tel album ou il se passe ça dans tel reboot... Et le scénario global s’est aussi adapté aux envies de chacun ! Romance et Macchabées ne devait pas être le premier tome mais le second. Comme il fallait bien que les Kornaliens, qui deviennent fous en arrivant dans la nécropole, soient enfermés dès la première boucle temporelle, il fallait que ce volume ouvre la série, sinon le scénario n’est pas crédible...

J’ai aussi aidé à la combinaison d’éléments : De Felici avait une scène dans une prison et Olivier n’en avait pas créé. J’ai donc demandé le plan de la prison à Boulet, vu qu’il a une scène qui s’y déroule. De Felici a designé la prison sur ce plan et Boulet a dessiné sa scène de prison dans un lieu au design conçu par Fellici qu’il a redessiné.

Olivier : Pour prendre un niveau extrême de cohérence, on a du beaucoup freiner Trystram, qui voulait mettre des clins d’œil à toutes les pages. Faire jouer Kris en pleine course-poursuite, pas de soucis mais il fallait que la série ne parte pas dans tous les sens.

Extrait de Retour vers le Füher

Extrait de Retour vers le Füher

Qui a choisi les thèmes de chaque album ?

Lewis : J’ai pitché l’univers à chaque co-scénariste en ajoutant ce qui se passe dans les albums déjà écrits. Le co-scénariste choisit son thème et on voit ensemble comment il s’intègre : Zep voulait une amourette, moi j’ai dit d’accord mais on va y adjoindre des nécrophages pour l’action... Vehlmann a apporté l’idée de la religion sectaire...

Et Emmanuel Guibert m’a même reçu en disant « Je veux bien discuter avec toi de ton projet, mais je ne crois pas une seconde à ton histoire : déjà les êtres humains n’arrivent pas à vivre entre eux sans s’entretuer alors des centaines de races confinées pendant un mois et demi dans un vaisseau... Mais partons du principe que cela fonctionne, qu’est-ce qui se passerait ? » Et nous avons plus parlé de son rapport à l’humanité que du scénario, ce qui m’a servi à créer un personnage de cet album.

En fait, chaque album est une surprise : Boulet qui dessine et co-scénarise un autre tome a fait lui-même sa continuité dialoguée. Ce qui a amené un humour que je n’aurai pas eu si je l’avais faite. Et pour l’album final, j’ai récupéré son personnage !

Vous envisagez d’exporter ce comics made in France aux Etats-Unis ?

Lewis : Oui, surtout qu’on a prévu dans chaque récit une césure à la page 30 et 60 pour permettre une publication en format comics souple. Et c’est en cours de signature aux Etats-Unis !

Vous envisagez de faire une autre série sur ce modèle ?

Olivier : Dis oui !

Lewis : On ne sait pas encore mais c’est un gros boulot ! Déjà il faut que le public s’amuse à lire autant que nous on s’est amusés à créer ces albums !

Extrait de Retour vers le Füher

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